Le gluten

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Ayant parlé du gluten dans de nombreux articles, je regroupe ici et réorganise des fragments de certains de mes articles afin d’obtenir une vision d’ensemble de l’action du gluten sur l’organisme.

Comme on l’a vu dans de précédents articles : toutes les maladies physiques ou psychiques partent de l’intestin, et la régulation de notre poids dépend, elle aussi, de l’état de nos intestins. Le gluten détériore notre barrière intestinale.

« Alors quel est l’effet du gluten sur l’organisme humain ? »

Le gluten du blé (mais aussi de nombreuses autres céréales) se dépose sur les parois de l’intestin et y adhère comme de la glue, entravant à ces endroits-là tout travail d’assimilation. Si ces endroits englués se multiplient jusqu’à devenir très nombreux, la portion encore fonctionnelle de l’intestin diminue, réduisant ainsi la capacité d’assimilation de l’organisme, de ce fait la personne aura toutes les difficultés du monde à assimiler ce qu’elle ingère, cad à nourrir son organisme, et par voie de conséquence à prendre du poids. Elle devra manger énormément et de ce fait épuiser son organisme à digérer de grosses quantités d’aliments et dépenser beaucoup d’argent en alimentation si elle mange bio.

Sans vouloir te faire peur, mais juste pour te donner une idée de la quantité de déchets présents dans ton intestin,

Quelques photos des dépôts décollés des parois intestinales qui peuvent sortir lors d’un lavement :

Nettoyage intestinal : le nettoyage profond qui déchaîne les passions

En général cette atteinte de la fonction d’absorption de l’intestin se complique d’une porosité intestinale

Les dépôts collés attirent des champignons, les candidas, qui se multiplient et se transforment en levures qui attaquent les jonctions serrées de la paroi intestinale qui n’est faite que d’une mince couche de cellules, cela autorise des molécules non complètement digérées, parce que notre organisme n’est pas fait pour les digérer (protéines du lait, longues chaînes de sucres complexes des céréales, additifs des aliments industriels, pesticides, fongicides, etc… Voir : Les poisons majeurs), comme décrit notamment dans les modes de cuisson, à passer indûment la barrière intestinale pour se retrouver dans l’organisme et y développer des pathologies variables en fonction des molécules qui sont passées, de la génétique de l’individu concerné, et de nombreux autres facteurs pas forcément tous connus.

C’est ce qui explique la plupart des pathologies humaines (mais aussi de nos animaux de compagnie qu’on nourrit aussi mal que nous).

Mais le stress lui aussi joue un rôle important dans la santé intestinale. Il est souvent nécessaire de déterminer d’où vient notre stress (vie professionnelle, relations humaines toxiques au quotidien, fatigue chronique, etc…), de tenter de baisser les niveaux de stress et dans la mesure où on ne peut pas éliminer toutes les sources de stress, d’apprendre à le gérer.

Il est absolument nécessaire de se débarrasser des résidus collés sur la paroi intestinale (dont on parlera plus loin dans cet article) non seulement parce qu’ils empêchent l’absorption des nutriments et l’élimination des déchets, entravant l’intestin dans sa fonction digestive, mais également parce qu’ils empêchent l’intestin de remplir correctement son rôle de barrière immunitaire, nous conduisant lentement mais sûrement à l’orée de la cinquantaine vers toute sorte de maladies chroniques handicapantes.

En effet, l’intestin est la première barrière de défense de l’organisme, il est le siège de l‘immunité mucosale et joue un rôle de défense immunitaire (voir : microbes et microbiote) très important. La muqueuse de tout l’appareil digestif est un interface entre le milieu extérieur et le milieu intérieur. Tant que le morceau de pomme que tu as avalé n’a pas passé la barrière filtrante de la muqueuse intestinale, il est toujours dans le milieu extérieur.

« Comment ça ? »

Eh bien, l’intérieur du tube digestif communique avec l’extérieur par la bouche et par l’anus, tu as sûrement déjà vu certains composants non digestibles ressortir intacts, non ? Moi, l’été dernier je me nourrissais (et me régalais) de pastèques en avalant tous les pépins que je croquais pour la plupart, j’adore ! Eh bien une partie de ces pépins, ceux que je n’avais pas croqués mais gobés, ressortait comme elle était entrée, intacte.

Je vais faire un parallèle un peu osé, un de mes enfants me disait qu’en informatique, tant qu’on n’a pas enregistré, on n’a rien gagné ni rien perdu, avec l’appareil digestif, c’est pareil, tant que ton morceau de pomme n’a pas passé la barrière intestinale, il ne fait pas encore partie de ton organisme.

« Sauf s’il s’est collé sur les parois de l’intestin… »

S’il est collé sur la paroi de l’intestin,  il n’est pas entré dans l’organisme et il y aura encore moyen de l’éliminer par les méthodes dont je parle dans d’autres articles, mais un morceau de pomme ne se collera pas sur les parois de l’intestin. Ce sont les glues qui collent et notamment le gluten (c’est une protéine constitutive du blé, entre autre), c’est pour ça que j’ai arrêté le pain même si j’adore ça.

Mais il n’est pas facile d’arrêter sa consommation de pain du fait de l’accoutumance et dépendance que provoque le gluten (et les laitages) comme à une drogue puisque le gluten (et la caséine du lait) sont partiellement décomposés dans l’organisme en substances appelées peptides opioïdes, qui ont une structure chimique semblable à la morphine.

« Pourtant ma grand mère a toujours mangé du pain en grande quantité, c’était même la base de son alimentation et elle a vécu très âgée et en pleine forme »

Oui, avant les années 50, le blé n’était pas le même que celui d’aujourd’hui. Depuis, on a fait muter la protéine de blé pour l’enrichir le plus possible en gluten afin que la pâte à pain puisse être pétrie mécaniquement, pour qu’elle s’étire dans la machine au lieu de se casser. Le génome de l’ancêtre du blé comprend 7 paires de chromosomes quand le blé actuel en possède jusqu’à 21 paires.

Comme pour tout, c’est un impératif de rentabilité qui a prévalu, on ne s’est pas soucié des incidences sur la santé humaine qu’auraient ces mutations (d’autant qu’elles surviennent tard avec l’effet d’accumulation, donc personne ne fait le lien…) et malheureusement le blé ainsi muté n’est pas un poison foudroyant, auquel cas après un ou deux morts, personne n’y toucherait plus même s’il a bon goût, non, c’est un poison à très long terme qui ne tue pas mais détruit la santé lentement mais inéluctablement. 

Et puis on a des organismes de plus en plus affaiblis à chaque génération à cause de nos conditions de vie et d’alimentation. Ta grand-mère n’avait pas été élevée aux pesticides (qui attaquent notre immunité intestinale, voir : microbes et microbiote) et au stress actuel.

« Moi je digère très bien le pain »

Quand tu fumes ta première cigarette, tu tousses, tu craches, tu as les yeux qui pleurent, ton corps se défend contre ce poison, puis avec le temps, tu peux fumer un paquet par jour sans présenter aucun symptôme, on dit qu’il y a eu tolérance, ça ne t’empêchera pas de développer un cancer des poumons ou de la gorge quelques trente ou quarante ans plus tard. C’est pareil avec le gluten et même avec tous les poisons que tu ingères à petites doses au début (c’est le principe de la mithridatisation ou de la désensibilisation à un allergène).

« La désensibilisation, je vois ce que c’est, mais la mithridatisation ? »

C’est le roi Mithridate (en Turquie) qui a donné son nom à un processus : Alors qu’il est jeune et accède au pouvoir, il fait l’objet de plusieurs tentatives d’assassinat. De là lui vient l’idée de s’immuniser contre tout poison. Il ingère donc des doses croissantes d’un produit toxique afin d’acquérir une insensibilité ou une résistance vis à vis de celui-ci, et ça marche !

« Mais je n’ai jamais fait de symptômes même la première fois où j’ai mangé du pain ».

Tu avais quel âge la première fois que tu as mangé du pain ? Un an ? Deux ans ? Tu es sûre que tu n’as pas eu la gorge qui pique ou les yeux qui pleurent ou le nez qui coule à ce moment là ? Des plaques sur la peau, peut-être ou mal au ventre ? Tu t’en souviens ?

Depuis que j’ai arrêté le gluten, il m’arrive d’en remanger un petit peu de temps en temps en situation sociale surtt (ou qd je craque, je l’avoue, ça m’arrive encore malgré tt ce que je sais), eh bien, la nuit suivante, j’ai la gorge très sèche au point de tousser et de mal dormir, parfois même, si j’en ai mangé un peu trop, j’ai en plus les yeux qui pleurent et le nez qui coule et de ce fait je ne ferme pas l’œil de la nuit, mais c’est bon signe, cela signifie que mon organisme se défend à nouveau contre une molécule qu’il identifie à présent comme nocive.

Mais le gluten n’est pas seul en cause, notre organisme n’est pas adapté à la quantité de céréales que nous mangeons, nous pourrions à la rigueur en tolérer de très très petites quantités, mais nous n’avons pas de jabot pour pré-digérer ces graines de céréales (voir : Les céréales).

« Non, mais c’est la cuisson qui fournit ce travail de pré-digestion »

Pas du tout, la cuisson (voir : Les modes de cuisson) permet de ramollir les céréales afin que nous puissions les mâcher, les avaler et tenter de les digérer. De plus en ingérant toutes ces céréales, nous transformons notre foie en foie gras, comme l’ont constaté nombre de médecins légistes. Donc désencrasser nos intestins est une priorité, mais à condition de changer nos habitudes alimentaires, sinon le gain sera très minime.

« Tu dis que toutes les maladies partent de la porosité intestinale induite par le gluten, tu peux expliquer comment ? »

Toutes les substances qui passent la barrière intestinale poreuse alors qu’elles auraient dû être éliminées dans les selles si cette barrière était intacte sont considérées comme des déchets. Tout ce dont l’organisme ne sait que faire est considéré comme un déchet, s’il ne parvient pas à l’éliminer par les émonctoires (voir : Les émonctoires), il va tenter :

-soit de diluer ce qu’il considère alors comme un poison en retenant de l’eau (c’est un mécanisme d’urgence), tu feras alors de l’oedème et auras les jambes (ou toute autre partie du corps) qui gonflent ,

-soit il va enrober ces résidus acides (voir : aliments acidifiants ou alcalinisants) donc toxiques pour l’organisme par une couche de graisse qu’il déposera à un endroit ou un autre de ton corps selon que tu es un homme ou une femme ou selon ton hérédité (il y a celles qui prennent des fesses et des cuisses et celles qui prennent des seins et des joues par exemple ou encore celles qui prennent harmonieusement de partout),

-soit il va enkyster ces résidus acides et en fonction de ton hérédité, ces kystes iront se loger à tel ou tel endroit de ton corps avec les risques de cancérisation qui s’ensuivent,

-soit il va tamponner ces résidus acides pour pouvoir les éliminer sans brûler les émonctoires, avec des minéraux qu’il va puiser dans les tissus de l’organisme (peau, cheveux, dent, os, tissus de soutien, etc…), d’où, carie dentaire, ostéoporose, peau sèche, chute de cheveux, hernies, etc…


-soit enfin, ces résidus acides vont aller se déposer dans tes articulations, « bouffant » littéralement tes cartilages provoquant arthrose déformante ou pas ou spondylarthrite ankylosante par exemple, ou bien vont déformer tes os (Hallux valgus au niveau du gros orteil, ou scoliose ou toute attaque de la colonne vertébrale par exemple), ou d’autres désordres plus importants encore, parfois au niveau même des intestins (recto colite hémorragique, maladie de Crohn, etc…), ou dans toute autre partie du corps en fonction de tes prédispositions.

Mais le plus fréquemment, l’organisme se défend par une combinaison de toutes ces solutions dans des proportions qui varient d’une personne à l’autre, ça n’est pas parce que tu grossis que tu ne développeras pas de maladie, c’est l’accumulation de déchets qui nous fait grossir.

Les malades coeliaques et les intolérants au gluten sont des chanceux, leur organisme leur signale qu’ils ne doivent plus en manger, pendant que tous les ceux qui en consomment se préparent des maladies chroniques handicapantes au pronostic souvent funeste.

ATTENTION, de nombreux paramètres sont à changer pour retrouver durablement la santé ou ton poids de forme : adopter l’alimentation physiologique, la gestion du stress (voir : comment le stress actuel impacte notre santé et la composante psychique de toutes les maladies), une hygiène de vie optimale, des pratiques de santé quotidiennes (voir par exemple : les compresses d’huile de ricin) ainsi que des mesures de renforcement de l’organisme (voir par exemple : renforcement par le froid), le tout très individualisé en fonction de ton état de santé général et SURTOUT actualisé au jour le jour en fonction des réponses de ton organisme.

Il est de ma responsabilité professionnelle de te prévenir qu’afin d’éviter certaines catastrophes (voir : ma transition), tu peux avoir besoin de te faire suivre par un coach de santé (ou coach de régénération) qui évaluera ton état de santé général en fonction de l’état de santé de tes systèmes immunitaire, nerveux, endocrinien, circulatoire, digestif, de ton poids rapporté à ta taille, de ton âge, de l’histoire de ta maladie, de ton histoire médicamenteuse, de ta génétique, et de nombreux autres facteurs. 

Tu peux également avoir besoin de te faire suivre par un psychologue pour venir à bout de ton stress. De plus les éliminations provoquées par ces changements d’alimentation et ces pratiques de santé, risquent de faire remonter des sentiments dépressifs pouvant aller jusqu’à des idées noires. Il est conseillé de se faire suivre par un psychologue, d’autant que de plus en plus de mutuelles santé remboursent quelques consultations par an chez un psychologue. L’idéal serait que ce psychologue soit très au fait de ces pratiques de santé et du mode de vie physiologique.

Je suis psychologue clinicienne, hygiéniste, coach de santé et de régénération et propose notamment des consultations par SKYPE ou téléphone.

De plus en plus de mutuelles santé remboursent quelques séances de psychologues, renseignes toi auprès de ta mutuelle, je peux envoyer des reçus.

Pour connaitre mon parcours, voir : Qui suis-je

Si tu souhaites davantage de renseignements, n’hésite pas à me contacter à l’adresse suivante : 

osersavie66@gmail.com

ou au 06 87 20 54 58

Les céréales

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Les céréales sont devenues la base de l’alimentation des civilisations modernes, blé en Europe (et en Afrique du nord), maïs en Amérique, riz en Asie et millet, sorgho ou fonio en Afrique.

« Tu veux dire qu’elles l’ont été de tous temps ! »

Non, l’homme n’a pas de jabot, il n’est pas granivore, il est obligé de cuire les céréales pour les manger, donc pas de céréales dans l’alimentation humaine avant la maîtrise du feu. Les oiseaux, granivores avalent les céréales crues. Celles-ci sont largement hydratées et prédigérées dans leur jabot avant d’atteindre l’estomac, où elles sont broyées et digérées chimiquement. De plus, les oiseaux ont des dépenses énergétiques importantes pour le vol, ils utilisent ainsi les importants apports énergétiques des céréales, ceux-là même qui nous font grossir…

L’alimentation originelle de l’homme (avant le micro-ondes) était faite essentiellement de cueillette et d’un petit peu de chasse et de pêche, à cette époque l’alimentation humaine était certainement plus proche de l’alimentation physiologique.  Ce n’est que lors de leur sortie de la forêt équatoriale et de leur migration vers le nord (raréfaction des arbres fruitiers) puis de leur sédentarisation que les populations ont commencé à cultiver des céréales, et à développer de plus en plus de maladies physiques et psychiques (voir par exemple : comment éviter les caries naturellement).

Lorsque les arbres fruitiers se font plus rares et la population plus dense, on peut comprendre que planter des arbres fruitiers et attendre des années qu’ils poussent suffisamment pour porter des fruits qui ne pourront être mangés qu’une fois mûris et qui, de surcroit, se conserveront difficilement ensuite n’était pas une solution envisageable.

Les céréales sont semées puis récoltées la même année, ce qui permet de nourrir tt de suite une population entière, de plus elles sont facilement stockables.

« Elles demandent tout de même beaucoup de travail, il faut moissonner et ensuite raffiner les céréales ! »

C’est toujours moins de travail que la cueillette des fruits pour toute une population et surtt c’est plus facilement mécanisable (cheval de trait puis engins mécaniques), donc plus rentable. Puis l’homme a découvert que lorsqu’elles sont raffinées les céréales se conservent presque à vie (à l’instar du sucre), ne sont plus attaquées par les mites alimentaires et autres bestioles, qui, plus intelligentes que les humains, n’y touchent pas, n’y trouvant plus rien de nourrissant.

Le seul problème est que les humains ne sont pas équipés pour digérer correctement les céréales.

« Moi je les digère très bien, je n’ai jamais de maux d’estomac ou de diarrhée. »

Tu n’as aucune manifestation digestive bruyante, mais nous allons voir ce qui fait que les céréales ne sont pas bien digérées. Tu te souviens que ce qui nous nourrit est ce qu’on assimile et non ce qu’on ingère ?

« Oui, tu n’arrêtes pas de le répéter à longueur d’article ! »

L’enveloppe des céréales, à l’instar des légumineuses, noix ou graines, contient des anti-nutriments comme l’acide phytique qui se lie à des minéraux et oligo-éléments afin de servir de réserves pour la croissance de la plante. Je te parle là de céréales complètes et non raffinées qui sont quant à elles dépourvues de leur enveloppe. L’acide phytique est bénéfique pour la plante : il empêche une germination trop précoce (alors que le climat n’est pas encore favorable à la croissance de la plante) et constitue une défense naturelle face aux prédateurs de la plante qui, toujours plus intelligents que l’homme, se rendent compte qu’ils ne tireront aucun nutriment de cet aliment bourré d’anti-nutriments.

« Mais si les céréales ne nous nourrissent pas, comment peuvent-elles nous faire grossir ? »

Parce que ce sont deux choses différentes. Souviens toi des articles précédents (Voir : pourquoi on grossit), avec l’alimentation moderne, nous sommes tous en grande carence de micro-nutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments, anti-oxydants, etc…) qui nous nourrissent mais en même temps nous recevons trop de macro-nutriments (protéines, lipides, glucides) qui nous font grossir et nous rendent malades.

« Tu sais que les fruits aussi contiennent des anti-nutriments ? »

Oui, mais les anti-nutriments présents dans les fruits et les légumes sont très bien métabolisés par l’homme et facilement éliminés par le foie et les reins. Encore une preuve que le système digestif humain est particulièrement bien adapté aux fruits qui peuvent donc être consommés en très grande quantité.

Revenons-en aux céréales, lorsque nous ingérons ces aliments, l’acide phytique se combine avec les autres minéraux et oligo-éléments (calcium, magnésium, fer, zinc, cuivre) du bol alimentaire. Ce phénomène empêche leur assimilation, et est à l’origine d’un bon nombre de carences, malgré le fait que nous ingérions trop de macronutriments.

Ainsi, cette consommation de céréales complètes apporte un grand nombre des minéraux et oligo-éléments qui nous sont nécessaires, mais à cause de l’acide phytique, nous ne pouvons pas les assimiler ! Nous n’assimilerons pas non plus les minéraux et oligo-éléments présents dans les légumes qui accompagnent ces céréales composant notre repas.

Lors d’une consommation excessive, l’intoxication à l’acide phytique provoque de nombreuses carences, entraînant une acidose généralisée et surtout une importante déminéralisation ainsi qu’une difficulté à consrever notre poids de forme (par prise ou perte de poids).

Ce phénomène d’acidose (voir aliments acidifiants ou alcalinisants) et de déminéralisation se rencontre souvent dans un régime alimentaire fondé essentiellement sur les céréales et les légumineuses, provoquant des problèmes osseux, dentaires et même de tous les tissus de l’organisme, intestins inclus, puisque des minéraux sont puisés dans les tissus pour tamponner les acides qui ne peuvent pas rester en l’état dans l’organisme, d’où par exemple la fréquence croissante de hernies inguinales chez de très jeunes hommes alors qu’elle était autrefois une « maladie de vieux » ou les graves problèmes de dos chez des gens de plus en plus jeunes.

On note aussi une recrudescence de « foie gras » chez les consommateurs de céréales, à l’instar des oies qu’on gave de céréales pour leur faire fabriquer du foie gras. En effet, les céréales apportent des sucres en excès que le foie transforme en graisses (lipogénèse) et stocke jusqu’à se transformer en foie gras.

Certaines croyances véhiculent encore l’idée qu’un mode de vie végétarien ou végétalien doit systématiquement associer céréales et légumineuses afin d’obtenir des protéines de bonne qualité. La théorie erronée des protéines végétales incomplètes perdure.

Or, d’une part, les dernières études démontrent que les protéines végétales possèdent bien tous les acides aminés essentiels et qu’il n’est pas nécessaire d’associer céréales et légumineuses pour obtenir des protéines complètes, et, d’autre part, la présence d’acide phytique perturbe la digestion et le fonctionnement du pancréas. Enfin les besoins en protéines de l’organisme humain sont largement surestimés et le nombre des pathologies en rapport avec un excès de protéine largement sous estimé.

Les céréales contiennent beaucoup de protéines, mais les légumineuses en contiennent beaucoup trop. Ce qu’il est important de savoir sur les protéines est que le lait maternel en contient 7 g/l, soit 1%, le reste des composants en macronutriments étant des glucides et des lipides. Pourtant le nourrisson est l’individu qui doit construire le plus de tissus humain en un minimum de temps, autant dire que l’adulte a besoin d’infiniment moins de protéines que le bébé, mais nous avons déjà vu tout cela dans un précédent article (je te le répète, essaie de lire mes articles dans leur ordre de parution si tu veux y comprendre quelque chose).

Pour info, selon  « Food Composition Databases Show Foods — Milk, human, mature, fluid » [archive], sur ndb.nal.usda.gov (consulté le 13 mars 2018), cité par Wikipédia :

Les composants majeurs du lait maternel sont : l’eau (87,5 % environ), les glucides (7 % environ), les lipides (4 % environ), les protéines (1 % environ), les micronutriments (0,5 % environ).

Revenons-en à nouveau aux céréales, les végétariens et végétaliens qui mangent cuit, établissant leur mode alimentaire sur l’association céréales/légumineuses ne sont pas carencés en protéines par un défaut d’apport, bien au contraire, mais sont en réalité intoxiqués par les méfaits de l’acide phytique ! Contrairement aux végétariens et végétaliens qui mangent cru qui reçoivent l’exacte quantité de protéines, comme de tous les macro et micro nutriments dont ils ont besoin à un instant t d’autant qu’ils seront instinctivores (voir : l’instinctothérapie).

Les céréales raffinées ne contiennent pas d’acide phytique, mais comme leur écorce est retirée, elles sont totalement dépourvues de minéraux et de vitamines, elles n’apportent donc que des macronutriments. Par ailleurs, leur index glycémique est beaucoup trop élevé, provoquant des pics d’insuline, épuisant la fonction pancréatique et favorisant l’apparition du diabète. Elles ne sont donc pas une solution.

Malgré cela, la base de la pyramide alimentaire du PNNS (Plan National Nutrition Santé) est toujours faite majoritairement de céréales, mais nous verrons plus loin ce qui préside à un tel choix.

Le trempage des céréales et des légumineuses une nuit avant cuisson permet de réduire plus ou moins le taux d’acide phytique en activant le processus de germination. Il convient de jeter l’eau de trempage et de rincer plusieurs fois les céréales avant de procéder à leur cuisson.

Par contre les jeunes pousses de céréales ou de légumineuses (lentilles, blé, orge, etc…), aussi appelées graines germées, peuvent se consommer crues et sont riches en vitamines, minéraux et antioxydants, ce sont même des bombes minérales, à croquer telles quelles ou à incorporer dans les jus de légumes maison (voir : les jus frais de légumes).
« Comment faire quand, comme moi, on adore le pain, je ne vais pas faire tremper le pain tout de même ? »

La fermentation par le levain est également un moyen qui permet de neutraliser une partie de l’acide phytique. Il vaut mieux choisir un pain complet (qui ne provoquera pas de pic d’insuline) mais impérativement au levain et pas à la levure.

Sans cette fermentation au levain, il vaut mieux se passer de pain complet. Et si le pain complet n’est pas bio (voir : la bio c’est pas cher), il vaut mieux s’en passer aussi dans la mesure où l’enveloppe des céréales concentre les pesticides fongicides et autres poisons.

 « Je ne pourrai jamais me priver de toutes les céréales ! »

Alors commence par supprimer le gluten de ton alimentation.

« Je viens de te dire que j’adore le pain ! »

Oui, mais si tu savais ce que le gluten fait dans ton organisme, ça t’aiderait à t’en passer (voir : toutes les maladies partent de l’intestin).

Tout d’abord, gluten n’est pas synonyme de pain ou de pâtes, ni même de blé, le seigle, l’orge, l’avoine, l’épeautre contiennent aussi du gluten, ainsi que presque tous les aliments industrialisés).

« Je n’ai pas la maladie cœliaque »

La maladie cœliaque est rare (1% de la population). Il ne s’agit pas de cela ici, je te parle de l’effet du gluten sur tout le monde. On rencontre deux types de réactions au gluten, on peut présenter seulement la première qui touche tt le monde, mais bien souvent les deux.

La première concerne la gliadine, une des protéines du gluten dont la consommation stimule la sécrétion de zonuline par la muqueuse intestinale.  Cette protéine entraîne l’ouverture des jonctions serrées entre les entérocytes (cellules qui constituent la fine paroi intestinale), d’où l’augmentation du nombre de personnes atteintes de perméabilité intestinale.

Ce phénomène se manifeste chez tout le monde, indépendamment d’une quelconque allergie au gluten.  La porosité intestinale favorise le passage de macromolécules antigéniques, ce sont des molécules non totalement digérées qui auraient dû être éliminées dans les selles.  Ces macromolécules entraînent une hyperstimulation du système immunitaire qui débouche, chez les sujets prédisposés, sur des maladies auto-immunes ou sur l’atopie (manifestations allergies respiratoires ou cutanées vis-à-vis d’allergènes habituellement bien tolérés comme les pollens, les poils d’animaux ou les acariens), deux familles de pathologies de plus en plus fréquentes de nos jours. Ou bien, ces molécules qui ont passé la barrière intestinale mais que l’organisme ne reconnaît pas sont considérées comme des déchets et enkystées afin de les empêcher de nuire à l’organisme (elles sont acides) puis les kystes iront se déposer à un endroit ou un autre selon ton hérédité, utérus, pancréas ou autre. Il se peut aussi, dans le meilleur des cas que ces déchets acides soient enrobés de graisses et déposés à un quelconque endroit de ton corps, le plus fréquemment plusieurs de ces « solutions » sont privilégiées par l’organisme, aboutissant à l’orée de la cinquantaine au développement de maladies chroniques handicapantes, mais nous avons déjà vu tt cela dans un précédent article.

La seconde réaction au gluten résulte de la présence d’une petite protéine aux effets hautement délétères.  C’est la WGA ou Wheat Germ Agglutinin, polypeptide dont l’activité inflammatoire explique bien des désagréments consécutifs à l’ingestion de gluten, notamment la sensation de gonflement de l’abdomen.

« Mais nos ancêtres mangeaient du pain sans être malades ! »

Oui, j’en ai déjà parlé dans un article précédent, pour que la pâte à pain (et à pâtes alimentaires) soit suffisamment élastique et résistante pour être pétrie en machine sans casser et pour permettre de donner toute sorte de forme aux viennoiseries et aux pâtes alimentaires,  les blés ont été mutés jusqu’à fabriquer des variétés de blés monstrueuses, très riches en gluten. Ce que tu manges aujourd’hui s’appelle encore du pain ou des pâtes, mais n’a plus rien à voir avec le pain ou les pâtes des années 1930.

De plus, nous consacrons de moins en moins de temps à la préparation des repas et de moins en moins d’argent à l’alimentation, alors les pâtes, les sandwiches, le coucous, les quiches et tartes s’offrent la part belle dans nos assiettes. On trouve souvent aussi du gluten dans des plats préparés qui ne semblent pas contenir de blé. Pas cher, facile et rapide d’utilisation, le gluten a envahi nos repas. Tout comme les laitages qui sont aussi un poison, un article est à venir sur les poisons majeurs.

« Pourquoi un produit aussi dangereux n’est-il pas interdit alors ? »

Tout simplement parce que ta santé n’est pas la préoccupation majeure des grands céréaliers qui ne voient que leurs profits financiers, ni de l’état dont les membres chargés de sécurité alimentaire ont pour beaucoup des conflits d’intérêt (ils sont souvent soumis aux grands groupes céréaliers ou à l’industrie laitière ou de la viande, ou aux grands laboratoires pharmaceutiques, etc…), ni même de la médecine officielle et de son cortège de laboratoires pharmaceutiques pour qui une bonne maladie chronique rapporte davantage qu’un organisme en bonne santé (mais la médecine fera l’objet d’un prochain article). Grâce à la chimio, on meurt beaucoup moins du cancer qui devient une maladie chronique faisant du cancéreux un gros consommateur de traitements coûteux (payés par la sécu cad par la collectivité) qui lui permettent de survivre avec une qualité de vie très médiocre et les laboratoires pharmaceutiques se frottent les mains. Nous ne sommes rentables pour la machine ni en pleine santé, ni mort, elle nous préfère malade ou handicapé. Ainsi, les progrès de la médecine nous permettent une espérance de vie de plus en plus longue, qui font de nous plus longtemps des consommateurs de médicaments et de matériel médical (dont les boutiques poussent comme des champignons à tous les coins de rue).

Et méfie toi des produits « sans gluten » très industrialisés, bourrés d’additifs et hors de prix. La seule solution est de revenir à des produits bruts, bios, crus : fruits, légumes, noix (amandes, noisettes, etc…), graines (de tournesol, de courge, etc…), algues et éventuellement un petit peu de produits animaux (oeufs, harengs, sardines, etc…). Voir : l’alimentation physiologique.

La consommation de céréales à gluten ou pas aboutit souvent à des pathologies genre SIBO ou côlon irritable, et puisque toutes les maladies partent de l’intestin, raison de plus pour réformer ton alimentation, c’est nécessaire mais non suffisant, il te faudra aussi régénérer tes intestins.

ATTENTION, de nombreux paramètres sont à changer pour retrouver durablement la santé ou ton poids de forme : adopter l’alimentation physiologique, la gestion du stress (voir : comment le stress actuel impacte notre santé et la composante psychique de toutes les maladies), une hygiène de vie optimale, des pratiques de santé quotidiennes (voir par exemple : les compresses d’huile de ricin) ainsi que des mesures de renforcement de l’organisme (voir par exemple : renforcement par le froid), le tout très individualisé en fonction de ton état de santé général et SURTOUT actualisé au jour le jour en fonction des réponses de ton organisme. 

Il est de ma responsabilité professionnelle de te prévenir qu’afin d’éviter certaines catastrophes (voir : ma transition), tu peux avoir besoin de te faire suivre par un coach de santé (ou coach de régénération) qui évaluera ton état de santé général en fonction de l’état de santé de tes systèmes immunitaire, nerveux, endocrinien, circulatoire, digestif, de ton poids rapporté à ta taille, de ton âge, de l’histoire de ta maladie, de ton histoire médicamenteuse, de ta génétique, et de nombreux autres facteurs. 

Tu peux également avoir besoin de te faire suivre par un psychologue pour venir à bout de ton stress. De plus les éliminations provoquées par ces changements d’alimentation et ces pratiques de santé, risquent de faire remonter des sentiments dépressifs pouvant aller jusqu’à des idées noires. Il est conseillé de se faire suivre par un psychologue, d’autant que de plus en plus de mutuelles santé remboursent quelques consultations par an chez un psychologue. L’idéal serait que ce psychologue soit très au fait de ces pratiques de santé et du mode de vie physiologique.

Je suis psychologue clinicienne, hygiéniste, coach de santé et de régénération et propose notamment des consultations par SKYPE ou téléphone.

De plus en plus de mutuelles santé remboursent quelques séances de psychologues, renseignes toi auprès de ta mutuelle, je peux envoyer des reçus.

Pour connaitre mon parcours, voir : Qui suis-je

Si tu souhaites davantage de renseignements, n’hésite pas à me contacter à l’adresse suivante : 

osersavie66@gmail.com

ou au 06 87 20 54 58