L’alimentation sensorielle

L’alimentation sensorielle

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ça va mieux en le disant

Le 26 janvier 2018, je postais sur ce blog un article sur l’instinctothérapie résumant le livre épuisé de Guy Claude Burger, la guerre du cru qui m’avait beaucoup aidée à un moment de mes réformes alimentaires. 

Depuis que j’ai commencé à manger cru (en janvier 2015) j’ai toujours été attirée par cette façon de manger instinctive plutôt que par la crusine (que je pratiquais à minima, voir mes recettes) dont je trouvais souvent les mélanges indigestes (d’autant que je n’ai plus de vésicule biliaire, voir : témoignage, évolution de mon état de santé). Je mangeais le plus souvent mes aliments bruts ou à peine mélangés dans des salades composées ou dans des jus, j’allais toujours vers les aliments qui m’attiraient le plus. Malgré cela, il m’arrivait de faire des orgies de dattes ou de noisettes et d’avoir des soucis digestifs…

L’alimentation sensorielle de Dominique Guyaux (qui s’est guéri lui-même par cette alimentation d’une sclérose en plaques, comme il le décrit dans son ouvrage : quand je serai seul avec la mer) a été pour moi une révélation et pour mon système digestif un soulagement ! J’avais découvert ce mode d’alimentation par la lecture de son livre l’éloge du cru dès sa parution en 2016 ainsi que par celle de son mémoire de fin d’études (téléchargeable gratuitement : https://alimentationsensorielle.fr/livres/) passionnant, qui détaille et étaye avec davantage encore de précisions ce qu’il décrit dans cet ouvrage.

Depuis ces lectures, je considère le mode d’alimentation cru du « collecteur » (mélanges à un même repas de plusieurs légumes ou fruits ou graines crus) que j’avais adopté par souci pratique, comme un pis-aller ou comme une étape.

Le mode d’alimentation du cueilleur pourra t’aider si tu es « collecteur » depuis plusieurs années mais que ton état de santé laisse encore à désirer. Cela signifie que ton organisme renferme encore trop de déchets et que ton corps a besoin d’être nettoyé plus en profondeur. Alors tu pourras essayer d’adopter le mode cueilleur en cures plus ou moins longues et/ou plus ou moins répétées ou bien au quotidien.

C’est à la faveur du coronavirus et de son corollaire, le confinement actuel (pour moi dans un 2 pièces sans extérieur) avec la sédentarité et le manque de grand air et de soleil qu’il entraine que j’ai décidé de réformer à nouveau mon alimentation pour compenser par une alimentation plus naturelle encore un mode de vie si peu naturel. Or les bénéfices sont déjà tels sur mon organisme (confort digestif, vitalité, clarté d’esprit, etc…) malgré quelques symptômes actuels de détox (oreilles bouchées et nez qui coule), que je pense à adopter définitivement ce mode d’alimentation au quotidien, sachant, bien sûr, qu’il n’ira pas sans écarts (voir : mode de vie physio et vie sociale).

L’alimentation sensorielle devrait être notre première médecine tant elle est précise et puissante pour qui sait l’utiliser. Pour l’utiliser correctement, nous devons ré-éduquer notre instinct, celui là même qui a permis à l’homme pendant très longtemps de sélectionner dans la nature l’exact aliment dont il avait besoin à un moment donné pour être dans la meilleure forme possible, puisque sa survie en dépendait.

Je vous expose dans cet article l’alimentation sensorielle telle que décrite par Dominique Guyaux et telle que je la pratique depuis peu (très légèrement aménagée).

L’alimentation sensorielle était le comportement alimentaire de l’homme pendant 4,5 millions d’années, de -7 à -2,5 millions d’années, lorsqu’il était cueilleur en Afrique où l’espèce humaine est apparue. L’environnement naturel était alors à la lisière de la forêt, offrant une abondance d’arbres fruitiers, de la savane, qui fournissait les racines et du bord de l’eau apportant ses ressources aquatiques. L’homme s’arrêtait devant un arbre fruitier qui l’attirait par son odeur, par exemple un bananier et mangeait des bananes en mono aliment brut cru jusqu’à satiété, puis il repartait et marchait à nouveau jusqu’à trouver des fenouils par exemple (ou des patates douces) qu’il mangeait, si leur odeur l’attirait, également en mono aliment brut cru jusqu’à satiété, idem au bord de l’eau (algues, poissons, coquillages, etc…).

Ainsi la journée de cet heureux homme était rythmée par 4 à 6 repas par jour, il mangeait environ toutes les deux heures, mais toujours en mono aliment (contrairement à l’instinctothérapie) des aliments natifs (comme dans l’instinctothérapie), c’est-à-dire bruts, crus, tels que la nature nous les offre. Il choisissait ses aliments en fonction des besoins de son organisme, guidé en cela par son instinct qui passait par l’olfaction. Cette façon de manger permettait une digestion très aisée.

L’homme vivait à l’époque, dans le climat tropical d’une Afrique luxuriante, confronté malgré l’abondance et la biodiversité, à la disponibilité des aliments. Trois catégories d’aliments s’offraient à lui :

  • les aliments permanents, disponibles toute l’année, essentiellement les légumes,
  • les aliments saisonniers, disponibles une partie de l’année, essentiellement les fruits,
  • les aliments aléatoires, essentiellement les charognes qu’il trouvait, le miel ou les fruits séchés sur l’arbre à la faveur d’un climat propice.

Pour les aliments permanents, l’appel sensoriel est faible (ils sont disponibles toute l’année) et l’arrêt sensoriel fort (voir : l’instinctothérapie) afin de permettre une curiosité sensorielle vers d’autres aliments. D’où la difficulté à faire manger des légumes aux enfants !

Pour les aliments saisonniers, les appels sensoriels sont forts mais pas besoin d’arrêt sensoriel forts puisque la saison se terminera, un fruit n’est disponible que quelques mois dans l’année.

Pour les aliments aléatoires, l’appel sensoriel est très fort (on ne sait pas quand on en retrouvera) et l’arrêt sensoriel peut être inexistant mais aussi très violent, je me souviens après 3 moules crues avoir recraché la quatrième, chez des amis qui me faisaient partager leur expérience de plus de 30 ans de l’instinctothérapie. 

Un exemple très net d’arrêt sensoriel : l’ananas, fais l’expérience. Il contient de la bromélaïne qui tant qu’elle est compensée par les enzymes salivaires ne pose pas de problème, mais au delà digère les muqueuses, ça pique, ça brûle et on arrête de manger l’ananas (j’ai depuis hier une petite lésion à la lèvre inférieure qui en témoigne !). Pour d’autres aliments ce peut être aussi des réactions cénesthésiques comme des éternuements par exemple.

La curiosité sensorielle est donc faible vers les légumes, importante vers les fruits et très importante vers les aliments aléatoires, le rassasiement sensoriel est lui aussi spécifique pour chaque catégorie d’aliment.

Attention, les sensation d’appel et d’arrêt sensoriels ne sont valables qu’avec les aliments natifs c’est à dire tels que nous les propose la nature (bruts, crus, sans mélanges). La sensation d’appel vers le Nutella n’est pas physiologique…

Mon expérience : pour que l’olfaction puisse s’exercer correctement, les aliments doivent être à température ambiante (pas juste sortis du frigo !).

Quelquefois le besoin d’un aliment est moléculaire (quelques molécules suffisent, 3 feuilles de menthe à manger ou même à flairer comblent nos besoins de catalyseurs par exemple), quelquefois il est pondéral (un ananas entier). On pourra attendre moins de deux heures après une prise moléculaire. 

Dans ce monde où tout est disponible toute l’année sur les étals des supermarchés, afin de mimer le comportement alimentaire du cueilleur, on doit s’astreindre à consommer seulement des fruits de saison et on peut consommer chaque jour : 2 repas de permanents, 2 repas de saisonniers et un repas d’aléatoires.

Par la suite, l’homme a commencé à fabriquer des outils qui lui ont permis de modifier la disponibilité des aliments par la collecte de différents aliments et leur stockage. Cela a permis l’émergence d’une nouvelle façon de se nourrir en effectuant des mélanges d’aliments crus bruts à chaque repas, c’est le mode d’alimentation du collecteur, cela a modifié aussi les sensations d’appel et d’arrêt pour lesquels les aliments doivent être natifs (par exemple : au bout de quelques amandes, on a des difficultés à les avaler, c’est la sensation d’arrêt physiologique, si on boit de l’eau pour continuer d’en manger, on fausse l’arrêt). Ne se servant pus de son sens de l’olfaction pour choisir ses aliments, petit à petit l’homme a perdu son instinct et par là sa capacité de faire de son alimentation sa première médecine.

« Alors tes jus de légumes pleins de mélanges c’est pas l’idéal  ? »

L’idéal, non, mais ils restent souvent un passage obligé pendant très longtemps pour les occidentaux modernes que nous sommes, en manque cruel de micronutriments, déminéralisés par une alimentation inadaptée, par le stress chronique, par l’épuisement

« Ca veut dire qu’il faut garder les jus dans son alimentation pendant combien de temps ? »

Impossible de répondre à cette question, tout le temps de la transition alimentaire, le temps qu’il faudra pour bien se reminéraliser par l’alimentation, pour se débarrasser de nos principales sources de stress chroniques et/ou pour apprendre à gérer son stress et à remonter la pente de la fatigue chronique par des pratiques de santé adaptées

« Alors quand passer au régime du cueilleur ? »

Même sans passer au régime du cueilleur, on peut l’utiliser comme antidote au cuit, si on a fait un écart de régime du fait d’une invitation par exemple, on n’aura pas faim le lendemain, ce sera un jeûne physiologique et ensuite 3 jours de régime du cueilleur suffisent en général.

« OK, alors comment je sais quel aliment manger, je le renifle ? »

C’est un peu plus compliqué que ça, tant que ton organisme n’est pas habitué à cette façon de te nourrir, il y a tout un protocole pour t’aider à déterminer par l’olfaction ce qui est bon pour toi. Il s’agit de ré-éduquer l’instinct qui s’exprime par l’olfaction ainsi que par le goût.

L’olfaction seule doit nous servir à déterminer l’aliment à manger pour cette prise alimentaire. Dominique Guyaux a mis en place tout un protocole afin de désactiver la vision et les souvenirs relatifs à chaque aliment (voir, en fin d’article, sa vidéo de 43 minutes 29 : la clé de l’alimentation sensorielle). 

Dans ma pratique de collecteur, je me suis toujours guidée au désir de tel ou tel aliment sans penser que ce désir n’est pas connecté à l’instinct mais aux souvenirs de fraises à la chantilly par exemple ou d’artichauts vapeur vinaigrette ou de gratin de courge, jamais de fraises ou d’artichauts ou de courge bruts crus.

Dans son protocole, Dominique Guyaux propose, si personne ne peut nous présenter, nos yeux bandés, les aliments sous le nez (comme dans les stages qu’il propose), de mettre dans des coupes non transparentes et identiques des morceaux de chaque légume coupés au dernier moment et de poser un couvercle identique sur chaque coupe. Je fais cela avec des tasses à café identiques recouvertes de leurs sous tasses. Il faut bien sûr nettoyer le couteau après la coupe de chaque échantillon pour éviter les risques de contamination olfactive. Ensuite on se lave bien les mains on mélange bien les tasses pour ne plus se souvenir où est la salade et où est le chou. On ferme les yeux et à tâtons on prend la tasse numéro 1, on la sent sans chercher à identifier ce qu’on va sentir.

On aura préparé des feuilles avec les numéros (autant de numéros que d’échantillons testés) et après avoir senti le contenu d’une tasse, on attribue une note (+10 très attirant, 0 neutre, -10 très repoussant). La nature est faite pour que l’homme survive, le plaisir lui indique ce qui est bon pour sa santé et le déplaisir ce qui est mauvais pour sa santé, à l’instar du plaisir sexuel qui permet la survie de l’espèce par la reproduction.

Entre chaque tasse qu’on a senti et noté, attendre un peu.

Si deux échantillons ont obtenu une note identique, les départager par flairages alternatifs, toujours yeux fermés, un échantillon dans chaque main, jusqu’à ce que l’une des deux odeurs « s’en aille », cela peut durer longtemps, il faut persister. 

Si deux aliments obtiennent une note identique cela peut signifier que notre organisme a besoin d’une même molécule présente dans les deux échantillons, d’ailleurs si on sent le deuxième une heure après avoir consommé le premier, il ne nous attire plus puisque nos besoins ont été comblés. Cela peut aussi vouloir dire que notre organisme a actuellement besoin de deux molécules différentes chacune d’entre elles étant contenue dans l’un des deux aliments, dans ce cas une heure après consommation du premier aliment, le deuxième nous attirera toujours, un besoin non comblé reste intact pour la prise alimentaire suivante.

Si tous nos aliments ont obtenus la note 0 au niveau de l’olfaction, on peut les départager par le goût.

On consomme les aliments à la croque en étant attentif à l’arrêt sensoriel. Les premiers arrêts sensoriels se font sentir dans la bouche par modification du goût ou de la texture qui deviennent moins agréables ou par une diminution du goût. Si on ignore ces premiers signes, il y aura des manifestations cénesthésiques comme le fait de se mordre la langue, des éternuements ou une sensation de froid par exemple. A l’extrême, on aura le ventre gonflé (ce qui est la sensation normale d’arrêt du culinaire !).

Le cueilleur se distingue donc du collecteur (instinctothérapie) par l’alimentation par monoaliment, si on souhaite tout de même faire une salade composée, il vaudra mieux choisir les aliments ayant obtenu les plus gros scores, pour un jus de légumes, on choisira parmi ces aliments à gros score, le moins d’ingrédients possibles. On peut aussi dans le cadre de l’alimentation Seignalet  faire cuire à la vapeur douce les aliments à gros scores.

« Ca revient cher cette façon de manger ! »

Non, il te suffit de 5 légumes différents et de 4 ou 5 fruits différents, à faire tourner, dès qu’un fruit ou un légume est « sortant », tu en fais rentrer deux pour tester.

Pour faire ses emplettes, on détermine au sein d’une même catégorie d’aliment (permanent, saisonnier ou aléatoire), à un instant t, les aliments :

  • qui nous conviennent, ce sont les élus,
  • qui ne nous conviennent plus, ce sont les sortants,
  • qu’on décide de faire entrer, ce sont les entrants, ils sont au nombre de 2 ou 3 pour un sortant

Je suis actuellement abonnée à un panier bio en direct du producteur, mais je me rends compte que ça n’est pas pratique du tout pour me nourrir de façon sensorielle, en effet, cette semaine je n’ai eu presque que des aliments « sortants ». Si je perdure dans cette façon de me nourrir, je ne renouvellerai pas mon abonnement une fois l’année écoulée.

ATTENTION, de nombreux paramètres sont à changer pour retrouver durablement la santé ou ton poids de forme : adopter l’alimentation physiologique, la gestion du stress (voir : comment le stress actuel impacte notre santé et la composante psychique de toutes les maladies), une hygiène de vie optimale, des pratiques de santé quotidiennes (voir par exemple : les compresses d’huile de ricin) ainsi que des mesures de renforcement de l’organisme (voir par exemple : renforcement par le froid), le tout très individualisé en fonction de ton état de santé général et SURTOUT actualisé au jour le jour en fonction des réponses de ton organisme. 

Il est de ma responsabilité professionnelle de te prévenir qu’afin d’éviter certaines catastrophes (voir : ma transition), tu peux avoir besoin de te faire suivre par un coach de santé (ou coach de régénération) qui évaluera ton état de santé général en fonction de l’état de santé de tes systèmes immunitaire, nerveux, endocrinien, circulatoire, digestif, de ton poids rapporté à ta taille, de ton âge, de l’histoire de ta maladie, de ton histoire médicamenteuse, de ta génétique, et de nombreux autres facteurs. 

Tu peux également avoir besoin de te faire suivre par un psychologue pour venir à bout de ton stress. De plus les éliminations provoquées par ces changements d’alimentation et ces pratiques de santé, risquent de faire remonter des sentiments dépressifs pouvant aller jusqu’à des idées noires. Il est conseillé de se faire suivre par un psychologue, d’autant que de plus en plus de mutuelles santé remboursent quelques consultations par an chez un psychologue. L’idéal serait que ce psychologue soit très au fait de ces pratiques de santé et du mode de vie physiologique.

Je suis psychologue clinicienne, hygiéniste, coach de santé et de régénération et propose notamment des consultations par SKYPE ou téléphone.

De plus en plus de mutuelles santé remboursent quelques séances de psychologues, renseignes toi auprès de ta mutuelle, je peux envoyer des reçus.

Pour connaitre mon parcours, voir : Qui suis-je

Si tu souhaites davantage de renseignements, n’hésite pas à me contacter à l’adresse suivante : 

osersavie66@gmail.com

ou au 06 87 20 54 58

La vidéo de Dominique Guyaux dont je parle dans l’article :

4 réflexions sur « L’alimentation sensorielle »

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