Toutes les maladies partent de l’intestin

ATTENTION : avant de lire cet article, je t’invite à relire ma page d’accueil  en suivant le lien suivant :

ça va mieux en le disant

Que tu sois atteint d’une maladie des intestins (SIBO, côlon irritable ou autre) ou de maladie chronique handicapante (maladie auto-immune, fibromyalgie, troubles psychiques ou psychiatrique, cancer ou autre), ta maladie a débuté dans les intestins. Le fait que tu te sois écartée de ton  poids de forme en prenant ou en perdant du poids est souvent dû également à un déséquilibre du microbiote intestinal (voir : microbes et microbiote).

« Tu peux expliquer ? »

C’est le but de cet article.

Je reprends dans la première partie de cet article, la première partie (enrichie) de mon article : « comment régénérer ses intestins » :

L’intestin est la première barrière de défense de l’organisme, il joue un rôle de défense immunitaire très important (il est le siège de notre immunité mucosale : la plus importante de nos trois sortes d’immunité, mucosale, humorale et cellulaire). La muqueuse de tout l’appareil digestif est un interface entre le milieu extérieur et le milieu intérieur. Tant que le morceau de pomme que tu as avalé n’a pas passé la barrière filtrante de la muqueuse intestinale, il est toujours dans le milieu extérieur.

« Comment ça ? »

Eh bien, l’intérieur du tube digestif communique avec l’extérieur par la bouche et par l’anus, tu as sûrement déjà vu certains composants non digestibles ressortir intacts, non ? Moi, l’été dernier je me nourrissais (et me régalais) de pastèques en avalant tous les pépins que je croquais pour la plupart, j’adore ! Eh bien une partie de ces pépins, ceux que je n’avais pas croqués mais gobés, ressortait comme elle était entrée, intacte.

Je vais faire un parallèle un peu osé, un de mes enfants me disait qu’en informatique, tant qu’on n’a pas enregistré, on n’a rien gagné ni rien perdu, avec l’appareil digestif, c’est pareil, tant que ton morceau de pomme n’a pas passé la barrière intestinale, il ne fait pas encore partie de ton organisme.

« Sauf s’il s’est collé sur les parois de l’intestin… »

S’il est collé sur la paroi de l’intestin,  il n’est pas entré dans l’organisme et il y aura encore moyen de l’éliminer par les méthodes décrites dans en pratique : comment guérir du côlon irritable, mais un morceau de pomme ne se collera pas sur les parois de l’intestin. Ce sont les glues qui collent et notamment le gluten (c’est une protéine constitutive du blé), c’est pour ça que j’ai arrêté le pain même si j’adore ça et qu’il n’est pas facile d’arrêter sa consommation de pain, nous verrons dans un prochain article qu’il y a accoutumance et dépendance au gluten (et aux laitages) comme à une drogue puisque le gluten (et la caséine du lait) sont partiellement décomposés dans l’organisme en substances appelées peptides opioïdes, qui ont une structure chimique semblable à la morphine.

« Mais ma grand mère a toujours mangé du pain en grande quantité, c’était même la base de son alimentation et elle a vécu très âgée et en pleine forme »

Oui, avant les années 50, le blé n’était pas le même que celui d’aujourd’hui. Depuis, on a fait muter la protéine de blé pour l’enrichir le plus possible en gluten afin que la pâte à pain puisse être pétrie mécaniquement, pour qu’elle s’étire dans la machine au lieu de se casser. Comme pour tout, c’est un impératif de rentabilité qui a prévalu, on ne s’est pas soucié des incidences sur la santé humaine qu’auraient ces mutations, et malheureusement le blé ainsi muté n’est pas un poison foudroyant, auquel cas après un ou deux morts, personne n’y toucherait plus même s’il a bon goût, non, c’est un poison à très long terme qui ne tue pas mais détruit la santé lentement mais inéluctablement. Et puis on a des organismes de plus en plus affaiblis à chaque génération à cause de nos conditions de vie et d’alimentation. Ta grand-mère n’avait pas été élevée aux pesticides et au stress actuel.

« Moi je digère très bien le pain »

Quand tu fumes ta première cigarette, tu tousses, tu craches, tu as les yeux qui pleurent, ton corps se défend contre ce poison, puis avec le temps, tu peux fumer un paquet par jour sans présenter aucun symptôme, on dit qu’il y a eu tolérance, ça ne t’empêchera pas de développer un cancer des poumons ou de la gorge quelques trente ou quarante ans plus tard. C’est pareil avec le gluten et même avec tous les poisons que tu ingères à petites doses au début (c’est le principe de la mithridatisation ou de la désensibilisation à un allergène).

« La désensibilisation, je vois ce que c’est, mais la mithridatisation ? »

C’est le roi Mithridate (en Turquie) qui a donné son nom à un processus : Alors qu’il est jeune et accède au pouvoir, il fait l’objet de plusieurs tentatives d’assassinat. De là lui vient l’idée de s’immuniser contre tout poison. Il ingère donc des doses croissantes d’un produit toxique afin d’acquérir une insensibilité ou une résistance vis à vis de celui-ci, et ça marche !

« Mais je n’ai jamais fait de symptômes même la première fois où j’ai mangé du pain ».

Tu avais quel âge la première fois que tu as mangé du pain ? Un an ? Deux ans ? Tu es sûre que tu n’as pas eu la gorge qui pique ou les yeux qui pleurent ou le nez qui coule à ce moment là ? Des plaques sur la peau, peut-être ou mal au ventre ? Tu t’en souviens ?

Depuis que j’ai arrêté le gluten, il m’arrive d’en remanger un petit peu de temps en temps en situation sociale surtt (ou qd je craque, je l’avoue, ça m’arrive encore malgré tt ce que je sais), eh bien, la nuit suivante, j’ai la gorge très sèche au point de tousser et de mal dormir, parfois même, si j’en ai mangé un peu trop, j’ai en plus les yeux qui pleurent et le nez qui coule et de ce fait je ne ferme pas l’œil de la nuit, mais c’est bon signe, cela signifie que mon organisme se défend à nouveau contre une molécule qu’il identifie à présent comme nocive.

Mais le gluten n’est pas seul en cause, notre organisme n’est pas adapté à la quantité de céréales que nous mangeons, nous pourrions à la rigueur en tolérer de très très petites quantités, mais nous n’avons pas de jabot pour pré-digérer ces graines de céréales (voir : Les céréales).

« Non, mais c’est la cuisson qui fournit ce travail de pré-digestion »

Pas du tout, la cuisson (voir : Les modes de cuisson) permet de ramollir les céréales afin que nous puissions les mâcher, les avaler et tenter de les digérer. De plus en ingérant toutes ces céréales, nous transformons notre foie en foie gras, comme l’ont constaté nombre de médecins légistes. Donc désencrasser nos intestins est une priorité, mais à condition de changer nos habitudes alimentaires, sinon le gain sera très minime.

« Alors s’il sont si encrassés, comment nettoyer nos intestins ? »

J’en parle longuement dans l’article : « comment régénérer ses intestins » et dans l’article : en pratique : « comment guérir du côlon irritable « 

Ca peut prendre longtemps, parce qu’il s’agit de renouveler toute la flore intestinale qui est pathogène lorsqu’on a les intestins enflammés. Si tu as le côlon enflammé, tu seras diagnostiquée comme « côlon irritable », si tu as l’intestin grêle enflammé, c’est que tu as un SIBO (Small Intestinal Bacterial Overgrow, cad pullulation de bactéries dans l’intestin grêle, fais le test du verre d’eau pour détecter les candidas qui pullulent dans l’intestin), pas encore très connu en France, dans les deux cas en général il y a perméabilité intestinale. Un prochain article sera consacré à la fatigue chronique et au burn out qui aboutissent toujours à une perméabilité intestinale.

Test du verre d’eau, qui détecte les candidas albicans toujours présents dans le SIBO :

https://epanews.fr/photo/candidose-teste-du-verre-d-eau-1?context=user#.W5uB84pBpp8

Dans le cas d’un SIBO, on préconise en général le régime faible en  fodmaps que j’ai tenté sans succès et que je trouve très contraignant, je n’ai pu guérir du SIBO (pullulation de bactéries dans l’intestin grêle) et de mon côlon irritable qu’avec la mise en place (qui doit être très très progressive en fonction de l’état de tes intestins) de  l’alimentation physiologique et toutes les pratiques de santé (dont la mise en place doit elle aussi être très très progressive et respecter un certain ordre en fonction de l’état de tes intestins) décrites dans mon article : en pratique : comment guérir du côlon irritable ?

« Je ne pense pas avoir les intestins enflammés, je n’ai pas de symptômes »

Pas de maux de ventre ni de gaz ?

« Comme tt le monde »

Tu n’as pas le ventre qui gonfle ou une sensation de ballonnement après un repas, toujours l’impression d’avoir trop mangé même si ça n’est pas le cas ?

« Si, je croyais que c’était normal »

Tu n’as pas envie d’uriner très fréquemment après un repas ?

« Si ça aussi je pensais que c’était normal, il faut bien éliminer ce qu’on a bu et mangé. »

Tu n’es pas constipée ?

« Non je vais à la selle tous les matins »

Tu ne manges qu’une seule fois par jour ?

« Non trois fois par jour »

Un transit normal nous conduit à aller à la selle après chaque repas.

« Je ne connais personne qui y aille si fréquemment ! »

Parce que notre alimentation et nos modes de vie occidentaux sont dénaturés.

Ton ventre enfle après chaque repas parce que tes intestins sont enflammés et c’est l’inflammation des intestins qui, se propageant à ta vessie, l’enflamme et une vessie enflammée ne supporte pas d’être distendue, même légèrement. Une vessie non enflammée devrait pouvoir contenir au moins un litre d’urine sans provoquer d’envie pressante d’uriner (voir : comment « vas-tu » ? ). Tu penses que tu urines un litre à chaque fois que tu urines ?

« Non, beaucoup moins. Mais pourquoi veux-tu que je m’inquiète de mes intestins alors que ces symptômes ne me gênent pas ? »

Parce que toutes les maladies partent de l’intestin, pas seulement les maladies des intestins comme la maladie de crohn, même la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer parce que les intestins sont directement en lien avec le cerveau par le nerf vague, mais aussi toutes les autres maladies de l’organisme, notamment les maladies chroniques handicapantes, les maladies auto-immunes, les maladies psychiatriques, etc…

Une flore intestinale pathogène (voir : microbes et microbiote) va entrainer des pathologies en cascade dans tt l’organisme, parce que ton intestin devient perméable et laisse passer des produits toxiques qui devraient être éliminés dans les selles.

L’excès de gluten et de céréales provoque des déchets que l’organisme ne sait pas éliminer alors les candidas et autres champignons normalement présents dans nos intestins se transforment en levures dont les filaments s’insèrent dans la jonction serrée séparant les cellules de la fine paroi intestinale et la rendant poreuse. Lorsque la paroi intestinale n’est plus étanche, certains composants qui ne devraient pas passer la barrière intestinale (comme par exemple les protéines de lait de vache trop grosses, donc mal décomposées ou des chaînes de glucides complexes) la passent et entrent donc dans l’organisme. Il faut bien comprendre que ce qu’on ingère n’entre pas dans l’organisme avant de passer la barrière intestinale, la lumière intestinale fait partie du milieu extérieur.

« La lumière intestinale ? Kesako ???

Désolée, il m’arrive d’aller trop vite. La lumière intestinale c’est l’espace délimité par les parois de l’intestin dans lequel circule le bol alimentaire, l’intérieur du tuyau quoi !

Le corps considère comme un déchet tout ce dont il ne sait que faire, il a alors plusieurs moyens de s’en accommoder : dans l’urgence il peut faire de l’œdème, cad retenir de l’eau pour diluer ce qu’il considère comme un poison (tu as les jambes qui gonflent ?),  il peut aussi, dans son extrême sagesse (même si tu n’es pas d’accord) fabriquer de la graisse pour enrober ce résidu acide afin qu’il ne nuise pas au reste de l’organisme et déposer ce coussin de graisse sur tes fesses ou tes cuisses si tu es une femme ou sur ton ventre si tu es un homme (ce qui est un facteur d’explication du développement de l’obésité dans nos sociétés). Il peut aussi, l’isoler dans un kyste qui ira se loger selon ton hérédité dans les seins, dans le foie ou ailleurs. Et tout ce qu’il n’aura pas réussi à contenir ira se  loger dans tes articulations par exemple, les acides rongeant alors ton cartilage…

Lorsqu’on ne parvient pas à digérer entièrement les protéines (qui ont des similitudes moléculaires avec les tissus corporels) et qu’on présente une perméabilité intestinale, celles-ci passent dans le milieu intérieur, alors le système immunitaire humoral (du sang) fabrique des antigènes et des anticorps qui attaquent les organes avec lesquels ces protéines mal digérées ont des similitudes, on développe alors une maladie auto-immune.

Toutes les maladies partent de l’intestin, donc de ton assiette.

Souviens toi, tt ce dont l’organisme n’a pas besoin et dont il n’a pas pu se débarrasser est considéré comme un déchet et va entraîner des troubles de santé. Les maladies commencent toutes dans l’intestin et donc dans notre assiette (voir : l’alimentation physiologique).

Attention, les réformes alimentaires et les mesures d’hygiène de l’intestin ne sont pas à adopter dans n’importe quel ordre ni avec n’importe quelle progressivité, tt doit être individualisé en fonction de l’état de tes intestins, de l’histoire de ta maladie et des réactions de ton organisme. Une bonne nouvelle, si un aliment brut, non transformé te tente, c’est qu’il est bon pour ta santé à ce moment là (voir : l’instinctothérapie).

« De ttes façons ça sert à rien de changer son régime alimentaire, les pathologies intestinales sont héréditaires »

En tous cas c’est familial, cad que ça peut être héréditaire, mais ça peut aussi être lié aux habitudes alimentaires, on a les habitudes alimentaires de sa famille qui sont en général celles de sa région d’origine, si tu as des origines provençales, tu ne mangeras pas les mêmes plats que si tu as des origines alsaciennes ou bourguignonnes. En général dans une famille on cuisine le même genre de mets de mères en filles, et on a le même genre de pathologies à chaque génération.

Si dans ta famille une personne âgée aujourd’hui de 50 à 75 ans ne présente pas LA pathologie familiale, demande lui comment elle se nourrit au quotidien, il y a fort à parier qu’elle ne se nourrit pas comme la majeure partie de la famille.

L’alimentation intervient dans le cas de prédisposition :

-à une pathologie rénale ou intestinale si par exemple on mange trop de chairs et/ou de produits animaux (les carnivores ont des reins beaucoup plus puissants que les humains et l’intestin beaucoup plus court afin que les résidus de la viande soient éliminés très rapidement) et/ou de céréales (voir : Les céréales), dont les résidus sont traités par les reins,

-à une pathologie au niveau du dos si on a une alimentation trop acidifiante (voir : aliments acidifiants ou alcalinisants) qui induit une déminéralisation (ainsi on voit aujourd’hui des personnes de 30 ans avec des radios osseuses qu’on voyait autrefois chez des gens de 70 ans, des fractures du col du fémur sur des gens très jeunes),

-à une pathologie du foie et de la vésicule biliaire si on mange trop riche et trop de mélanges (ce qui explique l’état de ma vésicule biliaire après de nombreux « régimes grossissants »),

-à une pathologie touchant la zone « tête et cou » (cerveau, yeux, oreilles, nez, bouche, gorge, glande thyroïde, etc…) si on mange trop de laitages, même de brebis ou de chèvre.

etc…

Donc, ceux qui ont un patrimoine génétique protecteur, peuvent tout se permettre en termes de mode de vie, sans risquer la maladie (voir : « L’inné et l’acquis »). Mais cet avantage a tendance à diminuer à chaque génération parce que nous vivons dans un monde de plus en plus pollué, les pesticides n’existaient pas avant les années 1940.

ATTENTION, de nombreux paramètres sont à changer pour retrouver durablement la santé ou ton poids de forme : adopter l’alimentation physiologique, la gestion du stress (voir : comment le stress actuel impacte notre santé et la composante psychique de toutes les maladies), une hygiène de vie optimale, des pratiques de santé quotidiennes (voir par exemple : les compresses d’huile de ricin) ainsi que des mesures de renforcement de l’organisme (voir par exemple : renforcement par le froid), le tout très individualisé en fonction de ton état de santé général et SURTOUT actualisé au jour le jour en fonction des réponses de ton organisme. 

Il est de ma responsabilité professionnelle de te prévenir qu’afin d’éviter certaines catastrophes (voir : ma transition), tu peux avoir besoin de te faire suivre par un coach de santé (ou coach de régénération) qui évaluera ton état de santé général en fonction de l’état de santé de tes systèmes immunitaire, nerveux, endocrinien, circulatoire, digestif, de ton poids rapporté à ta taille, de ton âge, de l’histoire de ta maladie, de ton histoire médicamenteuse, de ta génétique, et de nombreux autres facteurs. 

Tu peux également avoir besoin de te faire suivre par un psychologue pour venir à bout de ton stress. De plus les éliminations provoquées par ces changements d’alimentation et ces pratiques de santé, risquent de faire remonter des sentiments dépressifs pouvant aller jusqu’à des idées noires. Il est conseillé de se faire suivre par un psychologue, d’autant que de plus en plus de mutuelles santé remboursent quelques consultations par an chez un psychologue. L’idéal serait que ce psychologue soit très au fait de ces pratiques de santé et du mode de vie physiologique.

Je suis psychologue clinicienne, hygiéniste, coach de santé et de régénération et propose notamment des consultations par SKYPE ou téléphone.

De plus en plus de mutuelles santé remboursent quelques séances de psychologues, renseignes toi auprès de ta mutuelle, je peux envoyer des reçus.

Pour connaitre mon parcours, voir : Qui suis-je

Si tu souhaites davantage de renseignements, n’hésite pas à me contacter à l’adresse suivante : 

osersavie66@gmail.com

ou au 06 87 20 54 58



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