Le sens de la vie

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ça va mieux en le disant

« De mieux en mieux, maintenant tu vas nous éclairer sur le sens de la vie ! Tu te prends pour Dieu ? »

Je ne prétends éclairer personne, mais on peut partager nos réflexions, d’ailleurs je t’invite à laisser des commentaires avec tes propres réflexions sur le sens de la vie, ça fera peut-être avancer le « Schmilblick ».

Pendant très longtemps, j’ai pensé que la vie n’avait aucun sens. Etant profondément athée, je ne voyais le monde qu’en une dimension, je ne croyais que ce que je voyais.

Mon opinion sur le sens de la vie aurait pu se résumer à ce que décrit Pierre Michon :

« Nos forces sont au dessus de notre destination, et cette disproportion nous accable. En 1790 Benjamin Constant rencontre à La Haye un Piémontais, le chevalier de Revel, diplomate pour la Sardaigne. Ce chevalier est atteint d’une folie très spirituelle : « Il prétend que Dieu, c’est à dire l’auteur de nous et de nos alentours, est mort avant d’avoir fini son ouvrage ; qu’il avait les plus beaux et vastes projets du monde et les plus grands moyens ; qu’il avait déjà mis en œuvre plusieurs des moyens, comme on élève des échafauds pour bâtir, et qu’au milieu de son travail il est mort ; que tout à présent se trouve fait dans un but qui n’existe plus, et que nous, en particulier, nous sentons destinés à quelque chose dont nous ne nous faisons aucune idée ; nous sommes comme des montres où il n’y aurait point de cadran, et dont les rouages, doués d’intelligence, tourneraient jusqu’à ce qu’ils fussent usés, sans savoir pourquoi et se disant toujours : puisque je tourne, j’ai donc un but. » »

Pierre MICHON, Corps de bois.

Les religions avec leurs cortèges de dogmes et de pratiques rigoureuses ainsi que leur Dieu vengeur qui nous attend au tournant avaient fait beaucoup pour m’éloigner de toute forme de spiritualité. Je ne me sentais attirée par aucune religion. Bien sûr, j’avais et ai toujours, une affection particulière pour ma religion de naissance, mais pas en tant que croyance ou pratique, seulement en tant qu’identité, origine, folklore.

Le problème principal est que les religions ont fait main basse sur la spiritualité. On ne peut pas parler de spiritualité sans se référer à une religion. Pourtant depuis que j’ai découvert la spiritualité libre de tout dogme, ma vie s’est beaucoup enrichie.

La religion nous demande de tirer les leçons de l’expérience des autres, la spiritualité nous presse de chercher la nôtre.

« Et comment as-tu découvert la spiritualité libre de toute religion ? »

En plongeant au plus profond de moi-même dans des moments de grande détresse, pour écouter mes ressentis, en décidant de faire davantage confiance à mes ressentis qu’à quoi que ce soit d’autre. Cela permet d’aller à la rencontre de sa vérité profonde, de ce qu’on est vraiment, de se poser les bonnes questions et d’accepter de ne pas avoir toutes les réponses. Accepter qu’on ne maîtrise pas tout est une œuvre d’humilité, accepter que certaines choses nous dépassent, nous échappent. Je suis beaucoup plus humble aujourd’hui que je ne l’étais lorsque j’étais athée où j’imaginais que seul ce que je voyais ou comprenais existait…

Je me suis rendue compte que le sentiment est le langage de l’âme, il me suffit de me demander comment je me sens par rapport à une chose pour savoir ce qui est juste pour moi à un instant donné, qu’il n’y a que deux émotions dans le langage de l’âme, l’amour et la peur, que se nier c’est se détruire.

Et puis j’ai ressenti le besoin de lire sur la spiritualité, je t’ai notamment déjà parlé de la trilogie des « conversations avec Dieu » de Neale Donald Walsch, ainsi que du quatrième tome qui vient de sortir. En lisant ces ouvrages, j’ai eu l’impression que toutes les pièces du puzzle que j’avais imaginées ou glanées ici ou là s’organisaient pour donner forme à un tout. Tous les concepts présentés ici sont dans une large mesure inspirés de ces ouvrages, tu reconnaitras même certaines phrases de Walsch que je reprends ici afin d’éviter de déformer son propos qui me semble si juste.

« Alors, tes conclusions, quel est le sens de la vie ? »

Pour moi, le sens de la vie est de déterminer et de créer chaque jour qui on veut être puis d’en faire l’expérience.

La vie est une occasion de savoir de façon expérientielle ce qu’on sait déjà de façon conceptuelle. Toutes les expériences ont pour dessein la création d’occasions. A chaque incarnation, en entrant dans l’univers physique, nous renonçons à nous souvenir de qui nous sommes, cela nous permet de choisir d’être qui on souhaite être dans ce moment précis. Dieu fait cette expérience à travers nous. L’âme humaine est une part de Dieu et elle le sait.

Il n’y a rien d’autre à faire que d’être. Faire est une fonction du corps, être est une fonction de l’âme. Ce qui compte pour ton âme, c’est uniquement ce que tu es pendant que tu fais ce que tu fais, peu importe quoi. Le plus grand défi des êtres humains c’est d’être Ici et Maintenant.

L’âme aspire à faire quelque chose d’elle-même afin de pouvoir se connaître à travers sa propre expérience. Elle cherchera donc à accomplir l’idée la plus élevée qu’elle se fait d’elle même. Ce pressant besoin de faire s’appelle la passion, c’est la voie vers la réalisation de soi.

Les expériences et développements planétaires plus grands résultent d’une conscience de groupe. La meilleure façon de changer la conscience des autres c’est par l’exemple.

La vérité est plus illimitée que tu ne l’imagines, il n’y a pas de limites à ce que tu peux devenir. La vie doit être une joie, une célébration, elle est devenue une expérience de peur, d’anxiété, de manque, d’envie, de rage et de tragédie.

L’évolution consiste à connaître, faire l’expérience, être. La plus grande joie se trouve dans l’être. La vie est l’outil de notre propre création, tous ses événements ne sont que des occasions de décider et d’être qui on est. Le but de l’âme humaine est de tout ressentir, chaque sentiment humain pour faire l’expérience de l’amour parfait. Notre destinée heureuse est inévitable.

« Comment peux-tu parler de destinée heureuse quand tant de gens souffrent dans le monde ? »

Tant que tu entretiens l’idée qu’il y a quelque chose ou quelqu’un à l’extérieur qui te « fait ça » tu cèdes ton pouvoir d’y changer quoi que ce soit. Ce n’est que lorsque tu dis : « c’est moi qui ai fait ça » que tu peux trouver le pouvoir de le changer. Ta libération passe par ta responsabilisation (comme en psychanalyse ! C’est dire si ça me parle…).

La souffrance n’a rien à voir avec les événements, mais plutôt avec la réaction qu’on a à leur égard. Nous rendons réel ce à quoi nous accordons de l’attention. Fais d’une chose que tu endures une chose dans laquelle tu t’engages.

Etre dépourvu de besoins est une grande liberté. Cela libère de la peur de perdre quoi que ce soit et de la colère, car lorsqu’on n’a plus de peur, tout le reste peut nous être enlevé et nous ne serons pas en colère.

Dans un instant de grande tragédie, le défi est toujours de calmer l’esprit et d’aller en profondeur au sein de l’âme. Cela se fait automatiquement lorsqu’on n’a aucun contrôle là-dessus, lors d’un accident de voiture par exemple où le temps semble ralentir, le calme nous envahir et où l’on ne ressent aucune peur.

Un maître exprime sa reconnaissance devant une calamité car il sait que les germes du désastre (comme de toute expérience) engendrent la croissance du Soi.

« Et comment sommes nous censés parvenir à faire cette expérience du Soi ? »

Tu es sur cette planète pour produire quelque chose avec ton âme, ton corps n’est que l’outil de ton âme. Ton esprit est la force qui anime ton corps. Le corps et l’esprit sont un outil puissant utilisé dans la création du désir de l’âme. Quand corps, mental et âme créent ensemble dans l’harmonie et l’unité, Dieu se fait chair, c’est alors que l’âme se connaît elle-même dans sa propre expérience.

La méthode habituelle de création, pour la plupart des humains est un processus en trois étapes impliquant la pensée, la parole et l’action. L’âme conçoit, le mental crée, le corps ressent.

Tu es toujours dans un espace de libre arbitre et de choix intégral. Décide qui tu es, qui tu veux être, puis fais tt ce que tu peux pour être cela. La façon la plus rapide de changer une pensée racine est d’inverser le processus pensée, parole, action.

Aux moments de grande décision, perds la tête et cherche ton âme, demande toi : Est-ce que cela affirme Qui je suis ? Est-ce que cela annonce Qui je choisis d’Etre ?

Pour les changements à plus grande échelle, ce qu’il faut c’est un changement de la conscience collective et non une obligation imposée à celle-ci.

La voie qui mène à la vérité passe par les cinq niveaux de sincérité :

Commence tout de suite à dire la vérité et ne cesse jamais. Commence par te dire la vérité à toi même, à propos de toi même. Puis dis toi la vérité à toi même à propos des autres. Puis dis la vérité à propos de toi même à d’autres. Puis dis la vérité d’un autre à cet autre. Finalement, dis la vérité à chacun à propos de chaque chose.

Pour résumer, les trois concepts essentiels sont la conscience, l’honnêteté, la responsabilité.

« Tu dis que chacun est responsable de sa vie, pourtant les gens de mon entourage ont une influence importante sur ma vie ! »

Les humains créent collectivement et individuellement la vie et l’époque dont ils font l’expérience dans le but de faire évoluer leur âme.

Les relations (comme toute la vie) ne peuvent avoir qu’un but : être et décider qui tu es vraiment. Voici le paradoxe de toute relation humaine : tu n’as besoin de personne en particulier pour vraiment faire l’expérience de qui tu es et… sans quelqu’un d’autre, tu n’es rien.

La relation à tous les êtres a été créée pour être l’outil parfait de l’oeuvre de l’âme, c’est pourquoi toutes les relations humaines constituent un espace sacré, c’est pourquoi toute relation personnelle est sacrée.

Les relations personnelles à long terme présentent de remarquables occasions de croissance mutuelle, d’expression mutuelle et de satisfaction mutuelle et en soi, c’est une récompense.

Que chaque personne se trouvant en relation se préoccupe non pas de l’autre, mais seulement de soi. La personne la plus aimante est celle qui est centrée sur le Soi. Deux personnes peuvent se perdre dans une relation, c’est la perte du Soi dans la relation qui cause la plus grande part d’amertume, les personnes se sentent moindres que lorsqu’elles étaient célibataires, elles ont abandonné la plus grande part d’elles mêmes afin d’être (et de rester) en relation.

S’il n’existait qu’un seul péché, ce serait celui de te laisser devenir ce que tu es à cause de l’expérience des autres. Le vrai renonciateur ne renonce pas, il fait un choix différent.

Aucune action qui fasse souffrir un autre ne mène à une évolution rapide. Aucune action engageant quelqu’un d’autre ne peut être entreprise sans son consentement et sa permission.

Dans toutes les relations humaines, il n’y a qu’une seule question : que ferait l’amour à présent ? Dieu te demande de t’inclure toi même parmi ceux que tu aimes et de t’accorder la première place. Le fait de t’accorder la première place, au sens le plus élevé, ne mène jamais à un acte irrespectueux.

Traiter les autres avec amour ne veut pas nécessairement dire laisser les autres faire tout ce qu’ils veulent.

Offre ton aide de façon à ce qu’elle ne crée pas une dépendance continue, mais plutôt une indépendance rapide.

« Tu as parlé de destinée heureuse inévitable, ça signifie que quel que soit ce qu’on fait, on aura une destinée heureuse ? »

Oui, et tout le processus de la vie devrait être une joie constante de création continue, d’expansion sans fin et de contentement total à chaque moment présent. Nous devrions devenir comme Dieu, joyeux, aimant, réceptif, exalté et reconnaissant toute notre vie, cad jusqu’à ce que l’âme voie très clairement que le fait de rester ne sert pas son programme supérieur, qu’elle ne peut plus évoluer à travers ce corps, alors elle part.

Vivre ta vie sans attente (sans besoin de résultat précis), voilà la liberté.

Mais il y a des lois à respecter tout de même :

  • Tu peux être, faire, avoir tout ce que tu imagines. Etre reconnaissant à l’avance est la clé.
  • Tu attires ce que tu crains, l’émotion est une force qui attire.

Tout ce que tu penses ou dis après les mots « je suis » déclenche les expériences, les invoque, te les amène. S’il y a une chose que tu choisis de vivre dans ta vie, ne la désire pas, choisis-la.

Les affirmations ne fonctionnent pas si elles ne sont que l’énoncé de ce que tu veux tenir pour vrai. Les affirmations ne fonctionnent que lorsqu’elles énoncent ce que tu sais déjà être. L’acte de vouloir une chose la repousse loin de toi. Au lieu de penser « je veux du succès », pense : « j’ai du succès », « merci, Dieu, de m’apporter le succès dans ma vie ».

  • Il n’y a pas de coïncidence dans l’univers, il n’y a qu’un grand dessein.
  • La pensée est créative. Les pensées sont comme des aimants qui attirent des effets vers toi. Ce à quoi tu résistes persiste, ce que tu regardes disparaît.

La peur attire de l’énergie semblable. La peur est l’extrême opposé de l’amour.

  • L’amour est tout.

« Comment élever mon âme ? »

Les maîtres sont ceux qui n’ont choisi que l’amour dans tous les cas, à tout instant. Le maître est celui qui aboutit toujours à la même réponse et cette réponse est toujours le choix le plus élevé.

En toute circonstance, cherche à lutter d’une façon qui ne nuise à personne. Il n’est pas nécessaire de blesser pour guérir.

Tous les humains ont une capacité de clairvoyance, mais tous ne s’en servent pas.

Le maître véritable n’est pas celui qui a le plus de disciples, mais celui qui crée le plus de maîtres.

Tu pourras dire que tu es sur la voie de la maîtrise lorsque tu verras rétrécir la distance entre la Volonté et l’Expérience.

Ce premier article sur la spiritualité est très théorique, j’espère qu’il ne t’aura pas rebutée.  D’autres suivront sans doute, il y a encore beaucoup à dire.

6 réflexions sur « Le sens de la vie »

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