L’instinctothérapie

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ça va mieux en le disant

Dans cet article, je me permettrai de reprendre largement des passages entiers du livre de Guy-Claude Burger, Instinctothérapie, la guerre du cru, aujourd’hui épuisé mais que l’on peut trouver d’occasion, malheureusement souvent à prix d’or. Je n’utiliserai cependant pas de guillemets ayant changé certaines tournures, mais conservé d’autres phrases pour résumer le propos (je ne sais plus quelles phrases j’ai changées ou pas, alors considérez que tout l’article est plus ou moins entre guillemets). Cet article est en quelque sorte un condensé de cet ouvrage (subjectif, bien sûr et enrichi d’autres savoirs glanés ici et là sur l’instincto).

L’instinctothérapie permet de retrouver son instinct alimentaire afin de pouvoir choisir dans l’alimentation originelle (voir : l’alimentation physiologique) ce qui convient à notre état de santé physique et psychique à un instant t et à maintenir ou retrouver notre poids de forme. Cette pratique de santé nous évite de finir comme la plupart des gens après la cinquantaine avec une maladie chronique handicapante.

L’aliment originel que le corps réclame est le meilleur des médicaments préventifs ou curatifs. Un aliment est dit originel s’il n’est modifié par aucun artifice propre à l’intelligence conceptuelle : aliment tel qu’il est donné directement par la nature, par exemple tel qu’un animal peut se le procurer dans son biotope naturel.

L’instincto permet d’éviter la dénaturation alimentaire comme :

La dénaturation mécanique : mélange, assaisonnement, superposition, extraction, broyage, pressage, mixage, etc.

La dénaturation thermique : cuissons diverses (voir : les modes de cuisson), séchage à chaud, congélation, surgélation, irradiations, etc.

La sélection artificielle et certaines techniques de culture et d’élevage.

L’usage du lait animal et de ses dérivés.

La chimie : engrais, pesticides, adjuvants, produits de synthèse, médicaments, etc.

(un article sur les poisons majeurs à venir)

La dénaturation est nuisible pour la santé puisque inadaptée génétiquement à l’organisme humain. Dans un but d’adaptation de l’espèce à son environnement, le code génétique varie, mais cette évolution se fait très lentement au cours du temps (moins de 1% en 6 millions d’années depuis que les premiers hominidés se sont séparés du chimpanzé) et la pratique culinaire régulière ne remonte qu’au début de la sédentarisation, soit à environ 10 000 ans avant notre ère. L’instinct n’a aucune raison de fonctionner correctement avec des aliments qui n’existaient pas lors de la mise au point de notre génétique.

En fait le désordre alimentaire, qu’il soit qualitatif ou quantitatif, induit un désordre immunologique dans les organismes, et ce désordre immunologique se traduit soit par le cancer soit par les maladies auto-immunes.

Une illustration : en 1947, Pottenger (USA) a élevé 900 chats pdt 10 ans, une moitié avec de la viande crue, une moitié avec de la viande cuite et a mis pour la première fois en évidence les sévices de la dénaturation thermique, les chats recevant de la viande cuite présentèrent tous les signes de la pathologie humaine (tout comme nos animaux de compagnie aujourd’hui).

L’instinctothérapie est guidée par la loi de l’instinct alimentaire : tout aliment originel attirant à l’odorat et au goût est utile à l’organisme et réciproquement. Elle découle de la loi de l’évolution puisque un animal qui serait poussé à consommer des plantes toxiques ou simplement des plantes qui ne lui permettraient pas d’être au meilleur de sa forme, serait éliminé, à court ou à long terme, par sélection naturelle. Un aliment utile peut devenir inutile ou nuisible en cours de consommation, dès que le besoin de l’organisme est couvert : brusquement apparaissent des sensations désagréables  (goût acide, âcre, astringent, piquant, brûlant, amer, consistance râpeuse, sèche, collante, etc.), il s’agit de « l’arrêt instinctif ».

Dans la nature originelle, tout ce qui est bon pour le palais est bon pour le corps et tt ce qui est mauvais pour le corps est mauvais pour le palais. Il suffit de se laisser aller aux attractions naturelles, c’est la loi du plaisir. Avec l’aliment originel, la gourmandise n’existe pas : il ne peut y avoir à la fois plaisir et nuisance (si l’aliment est bon, il est utile, s’il est nuisible, il est déplaisant).

Dans un premier temps de pratique de l’instinctothérapie (qui peut durer quelques années) on est davantage attiré par les fruits puis les légumes deviennent presque aussi bons que les fruits. En effet, les légumes ont été sélectionnés depuis des années pour être mangés cuits alors que les fruits ont été sélectionnés pour être mangés crus.

Le goût que l’on ressent change en fonction de notre état métabolique, il est essentiellement subjectif. Les envies ne coïncident pas avec les besoins, l’envie relève du mental, seuls les organes des sens traduisent les besoins réels, pour l’alimentation, il s’agit de l’odorat et du goût. Avec le fruit nature, on butte sur l’arrêt instinctif. Sous l’effet de la surcharge culinaire, on ne peut plus manger la quantité normale, ni en tirer le niveau de plaisir normal.

L’artifice culinaire crée une sorte de discordance entre le plaisir et le besoin. La cuisine consiste à rendre délectable les aliments qui ne sont pas bons pour l’organisme : elle pousse donc à manger ce qu’on ne devrait pas manger. De plus la cuisson rend boulimique, la nature n’a pas prévu d’arrêt pour les aliments dénaturés.

La cuisine nous tient aux tripes. La remettre en question signifie risquer de perdre le plaisir du palais. Une telle perte va contre nos instincts les plus fondamentaux : le plaisir est le moteur même de l’existence. C’est lui qui pousse en avant nos comportements instinctifs.

Même en instincto, un problème se pose concernant la consommation de viande : aujourd’hui, avec les granulés, les tourteaux, et tt ce qu’on administre aux animaux pour les faire engraisser le plus rapidement possible, leurs tissus adipeux sont devenus le dépotoir de ttes les toxines possibles, la viande du commerce n’est pas propre à la consommation, même crue. Il faudrait consommer des animaux nourris comme à leur état sauvage (même problème avec les oeufs et avec les poissons du fait de la pollution des mers et des conditions déplorables d’élevage).

Le plaisir qu’on ressent avec l’aliment originel est plus grand qu’avec l’aliment cuit, mais pas au début, il reste inaccessible aussi longtemps que l’organisme est perturbé par les aliments dénaturés. Pour commencer, il faut lutter contre la « tentation », pendant un temps plus ou moins long selon les cas… Ce sont les exceptions qui induisent la frustration et non pas le fait de pratiquer l’instincto à 100 %. Lorsqu’on a mangé du cuit, revenir ensuite au cru est difficile, car il faut encore plus de volonté que la première fois, comme pour un ancien fumeur qui a rechuté.

Le désordre moléculaire amené par les aliments non originels (transformés, cuits, etc.) sème le désordre dans l’action du système immunitaire qui fait alors des dégâts dans les tissus où il est censé rétablir l’ordre. Ces dégâts se signalent par la douleur inflammatoire. L’inflammation est un processus de défense de l’organisme qui ne devrait pas être douloureux. L’inflammation douloureuse est le prototype des maladies auto-immunes, ce qui conduit à la mort selon la théorie auto-immune du vieillissement, chaque inflammation microscopique qui devrait par exemple procéder à l’évacuation d’une cellule morte s’emballe au point de détruire ttes les cellules voisines. Les cellules cicatricielles fabriquées d’urgence pour boucher le trou ne sont pas en mesure d’accomplir les tâches assumées par les cellules spécialisées dont elles ont pris la place. Ainsi les organes se criblent peu à peu de zones non opérationnelles, les cellules actives qui restent sont surchargées, ce qui accélère encore la dégénérescence, jusqu’au blocage final.

Ce que le corps médical prend pour des maladies sont souvent des orthopathies (voir : rechute ou détox ?) cad des processus qui tendent à rétablir l’ordre. Mais dans les conditions alimentaires traditionnelles, les orthopathies évoluent fréquemment vers l’emballement et le désordre parce que l’organisme surchargé perd le contrôle. En « guérissant » les orthopathies, cad en interrompant ces processus de détoxication à l’aide de médicaments (antibiotiques, vaccins, etc.), la médecine pousse les organismes vers une intoxication croissante. Les tolérances se traduisent par l’absence d’intolérance aux aliments coutumiers, et sont donc considérées comme normales par la médecine : paradoxalement, le terrain précancéreux est celui qui tolère le mieux l’erreur alimentaire ancestrale. Lorsque tt l’organisme est envahi par des protéines du modèle « vache » par exemple, chaque cellule est en quelque sorte marquée d’un sceau étranger. Le corps ne peut dès lors plus sortir sans danger de son état de tolérance sans risquer l’autodestruction par le système immunologique.

A la lumière de ce nouveau modèle, les virus et bactéries prennent une toute autre signification. Le virus apporte un fragment d’ADN ou d’ARN qui semble intervenir comme complément de programme s’ajoutant au code génétique et lui permettrait d’éliminer diverses classes de toxines non prévues à l’origine. La bactérie semble être utilisée par l’organisme (qui en contrôle parfaitement la multiplication dans les conditions instinctothérapiques) afin de disposer, par « personnes interposées », d’enzymes capables de dégrader les molécules non originelles ou leurs métabolites (voir : microbes et microbiote).

Par exemple, la carie dentaire est une maladie auto-immune : normalement la dentine est nourrie par les substances qui diffusent à partir du nerf dentaire. Des molécules anormales pourront y rester prises au piège comme dans une sorte de filtre. C’est alors la tâche du système immunologique de détruire ces matières. Malheureusement, les bactéries engagées dans le processus font des dégâts imprévus, car il n’est pas normal qu’il y ait autant de molécules étrangères dans la matière dentaire.

Lorsqu’une opération de nettoyage est trop dangereuse, il semble que l’organisme sache éviter de prendre des risques inutiles. C’est pourquoi les infections qu’on peut observer avec le lait, paradoxalement, se produisent seulement si l’alimentation est correcte par ailleurs. Sinon rien ne se met en route.

L’instinctothérapie permet aussi de savoir quand il faut manger et quand il faut jeûner. Seul le jeûne instinctif est bénéfique pour l’organisme, le jeûne délibéré peut même être nuisible, l’organisme n’étant pas forcément en état de le supporter.

Le creux à l’estomac du matin n’a rien à voir avec la faim : il signale simplement que nos organes internes sont victimes de surmenage, qu’ils n’ont pas terminé leur travail de détoxication nocturne. Lorsqu’on avale un « petit déjeuner », le creux disparaît parce que l’organisme passe en mode digestion, bloquant le travail d’épuration, et on en conclut qu’on a bien fait de manger, qu’on avait faim !

Certains signes peuvent nous alerter sur notre état de santé : toute substance qui quitte l’organisme avec une mauvaise odeur est toujours le signe d’un désordre alimentaire (selles nauséabondes, odeurs de transpiration, de pieds, de sexe, etc…). odeur anormale = substance anormale. Pour qu’il y ait des odeurs pestilentielles, il faut déjà de gros désordres (voir : comment vas-tu ?).

De plus, les molécules dénaturées par la cuisson intoxiquent lentement l’humus (où aboutissent in fine les déjections humaines), dégradant la santé des plantes et par là celle de tte la chaîne alimentaire.

Pour en revenir à la pratique de l’instincto, un maximum de choix facilite la rééducation de l’instinct, mais il faut bien distinguer ce qui est thérapeutique de ce qui est survie. Pour les malades, il faut un éventail de produits aussi grand que possible, pour les personnes en bonne santé, dans un but préventif, une table plus économique sera largement suffisante. Une table instincto moyennement garnie ne revient pas plus cher qu’une alimentation classique de qualité convenable avec ses à côtés (restaurants, etc…) et fini les factures de gaz et d’électricité, et les dépenses de santé.

Concernant le sport : l’esprit de compétition conduit à demander au corps plus qu’il ne peut donner. On le met dans un état de stress, le système immunologique suspend une partie de son activité, ce qui se traduit paradoxalement par un état de grande forme, car on peut disposer librement de tte l’énergie qui n’est plus consacrée au nettoyage. Mais à long terme on peut s’attendre à des dégâts en profondeur.

Avec l’instinctothérapie, on note une décroissance progressive du niveau d’angoisse, de stress, d’agressivité ainsi que la disparition des insomnies, des rêves agités, des tics, etc. Aussi longtemps que durera la détoxination, surviendront des « maladies utiles », traduisant la réaction de l’organisme contre les matières étrangères.

En pratique :

Il faut toujours avoir un choix de produits frais : 5 à 6 variétés de fruits, 5 à 6 sortes de légumes, des noix, noisettes, amandes, noix de coco, un pot de miel garanti non chauffé (ou mieux du miel en rayons), des oeufs, des coquillages, quelques poissons et/ou une viande convenable (difficile à trouver) et un bâton de casse (senné), le tout au minimum de qualité biologique (mieux : cultivé dans votre jardin nourricier et oeufs de poules en liberté dans votre jardin).

Ne prenez pas de petit déjeuner mais buvez une eau minérale qui vous soit agréable au goût.

A midi, disposez tous les fruits sur la table dans des corbeilles et humez à tour de rôle un fruit de chaque variété jusqu’à ressentir une préférence. Croquez alors dans le fruit préféré et mangez-en jusqu’à ce que son goût change ou qu’intervienne un désagrément quelconque (picotement, écœurement, etc.). L’arrêt peut arriver au milieu d’un fruit, c’est à la bouchée près.

Choisissez éventuellement un deuxième fruit et allez jusqu’à l’arrêt instinctif. Vous pouvez recommencer avec une troisième variété de fruit (si possible pas davantage).

Enlevez les fruits de la table et placez les oléagineux, humez les ou goûtez-les si besoin. Si l’un d’entre eux vous paraît délectable mangez-en jusqu’à l’arrêt instinctif. Si aucun ne vous tente, ne vous forcez pas.

Ensuite ouvrez le bocal de miel, s’il vous paraît délectable, prenez quelques cuillerées, arrêtez vous qd il vous paraîtra seulement sucré ou légèrement brûlant.

Si vous faites une réaction de détoxination (migraine, nausée, etc.) sucez quelques rondelles de casse sans forcer l’arrêt instinctif : légers picotements ou échauffements de la langue).

L’après midi buvez autant d’eau qu’il vous est agréable.

Le soir procédez de même qu’avec les fruits du midi avec les produits et chairs animales (si lorsque vous goûtez le jaune de l’oeuf, il n’est pas agréable, recrachez le), ne vous forcez pas à manger si rien ne vous tente, puis passez aux légumes. Ensuite passez aux fruits, puis aux oléagineux et au miel.

Avant de vous coucher, sucez 4 à 5 rondelles de casse ou davantage selon vos besoins.

Ma façon de faire : c’est le marché bio (et/ou la boutique bio) qui font office de table, je n’achète que ce qui me tente, que ce que j’ai vraiment envie de manger. Dans l’idéal il faudrait faire les courses tous les jours, au moins deux fois par semaine.

ATTENTION, de nombreux paramètres sont à changer pour retrouver durablement la santé ou ton poids de forme : adopter l’alimentation physiologique, la gestion du stress (voir : comment le stress actuel impacte notre santé et la composante psychique de toutes les maladies), une hygiène de vie optimale, des pratiques de santé quotidiennes (voir par exemple : les compresses d’huile de ricin) ainsi que des mesures de renforcement de l’organisme (voir par exemple : renforcement par le froid), le tout très individualisé en fonction de ton état de santé général et SURTOUT actualisé au jour le jour en fonction des réponses de ton organisme. 

Il est de ma responsabilité professionnelle de te prévenir qu’afin d’éviter certaines catastrophes (voir : ma transition), tu peux avoir besoin de te faire suivre par un coach de santé (ou coach de régénération) qui évaluera ton état de santé général en fonction de l’état de santé de tes systèmes immunitaire, nerveux, endocrinien, circulatoire, digestif, de ton poids rapporté à ta taille, de ton âge, de l’histoire de ta maladie, de ton histoire médicamenteuse, de ta génétique, et de nombreux autres facteurs. 

Tu peux également avoir besoin de te faire suivre par un psychologue pour venir à bout de ton stress. De plus les éliminations provoquées par ces changements d’alimentation et ces pratiques de santé, risquent de faire remonter des sentiments dépressifs pouvant aller jusqu’à des idées noires. Il est conseillé de se faire suivre par un psychologue, d’autant que de plus en plus de mutuelles santé remboursent quelques consultations par an chez un psychologue. L’idéal serait que ce psychologue soit très au fait de ces pratiques de santé et du mode de vie physiologique.

Je suis psychologue clinicienne, hygiéniste, coach de santé et de régénération et propose notamment des consultations par SKYPE ou téléphone.

De plus en plus de mutuelles santé remboursent quelques séances de psychologues, renseignes toi auprès de ta mutuelle, je peux envoyer des reçus.

Pour connaitre mon parcours, voir : Qui suis-je

Si tu souhaites davantage de renseignements, n’hésite pas à me contacter à l’adresse suivante : 

osersavie66@gmail.com

ou au 06 87 20 54 58

33 réflexions sur « L’instinctothérapie »

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