La simplicité volontaire

ATTENTION : avant de lire cet article, je t’invite à relire ma page d’accueil  en suivant le lien suivant :

ça va mieux en le disant

L’idée d’alléger ma garde robe, ma bibliothèque, mes placards de cuisine, etc… me prenait de temps en temps, alors, comme tout le monde, je donnais des fringues (le ptit pull jaune qui donne mauvaise mine, la robe de marque achetée en solde mais une taille trop grande), des livres (le dernier best-seller très décevant, le cadeau de Noël que je n’ai jamais eu envie de lire), des ustensiles de cuisine (la machine à gaufres n’ayant servi qu’une fois en cinq ans, le hachoir à viande pour faire soi-même ses steaks hachés), etc…

Parfois même il m’arrivait de faire des sacs entiers de ce genre de rebuts que j’apportais au secours populaire, mais mes placards restaient pleins ou se re-remplissaient toujours plus vite qu’ils ne se vidaient.

C’est quoi cette fièvre acheteuse ???

La perspective d’aller habiter une tiny house (voir sur ce même blog l’article : « feu ma tiny house ») m’a fait un bien fou. Une toute petite penderie, quatre étagères pour les vêtements, un petit élément pour la vaisselle et un coffre pour les couettes ou autres.

« C’est tout ??? »

Non, je triche, j’avais négocié une (petite) bibliothèque sous l’escalier qui montait vers la mezzanine.

Tout ça m’obligeait à faire un sacré tri dans… eh ben, dans tout ce que je possédais !

J’ai donné des sacs géants de fringues, je ne sais pas si c’est pareil pour toi, mais j’avais des placards pleins à craquer de vêtements et je portais toujours la même chose, mes vêtements préférés, confortables, pas trop informes, « casual » quoi. Je n’ai gardé que ceux-là et aussi un peu de « casual chic » et les chaussures qui vont avec, bien sûr, et les sacs… Plus que nécessaire malgré tout.

Pareil pour l’électroménager, le strict minimum de tout crudi qui se respecte : mon juicer, mon blender, c’est tout.

Pour les bouquins, ça a été le plus dur, malgré la bibli sous l’escalier, il fallait se délester  des 4/5èmes de mes livres au bas mot.

J’ai commencé par les romans, je n’ai gardé que ceux qui avaient vraiment compté pour moi et, bien sûr, l’œuvre complète d’Emile Brami , excellent écrivain et essayiste (et par ailleurs mon cousin préféré ;-)), mais j’ai fini par rajouter tous les romans que j’avais appréciés.

Ensuite ce fut le tour des livres de psycho, je ne garderai que Freud et quelques autres incontournables. Je savais que le reste aurait une autre vie auprès d’une étudiante en psycho fille d’une très bonne amie, je décidais malgré tout de les garder avec moi jusqu’au dernier moment.

Enfin, de tous les livres de naturopathie, d’hygiénisme, de santé par l’alimentation, de physiologie, de permaculture, de plantes sauvages comestibles, de recettes végé et/ou crues, de santé naturelle et de spiritualité, je n’ai gardé que la substantifique moelle, mais qui est conséquente malgré tout.

Je me disais qu’il serait toujours temps de donner sur place ce qui ne rentrerait pas dans la tiny.

Malgré tout ce que m’avait coûté ce nettoyage par le vide, en considérant mes étagères de vêtement très clairsemées (j’avais un grand dressing), la place retrouvée dans la cuisine et le vide dans la bibliothèque, j’ai ressenti un grand sentiment de légèreté, de liberté.

Alors on peut vivre avec beaucoup moins ???!!! C’était une vraie découverte pour moi et ça me plaisait beaucoup. Je me rendais compte que j’avais fini par devenir l’esclave de mes objets, l’esclave de l’argent au bout du compte !

Je ne sais plus qui a dit : « L’argent est un bon serviteur mais un mauvais maître ».

Une nouvelle vie s’ouvrait à moi, libérée de tout ces objets qui m’entravaient, j’allais m’épanouir, être moi-même, être vivante, être ce que je suis au plus profond de moi. J’allais arrêter d’avoir, d’avoir des objets, de l’argent, une grande maison.

Et puis le projet tiny a tourné court. Je m’apprête aujourd’hui à emménager dans une grande maison, je suis en plein cartons et je crois que je fais une rechute…

J’ai finalement embarqué les livres de psycho que j’avais promis à la fille de mon amie en expliquant, bien sûr, que je ne pouvais pas m’en défaire puisque ma nouvelle activité professionnelle serait essentiellement une activité de psy, sous une autre forme, certes, mais tt de même, je pouvais avoir besoin de mes livres.

Les cartons marqués cuisine ou vêtements n’en finissent pas, à croire que je ne me suis défaite de rien ! Mon fils et mon mari (pas encore ex…) qui vont faire mon déménagement avec moi commencent à se demander si le camion loué sera suffisamment grand.

Alors je me dis que dans le pire des cas il sera toujours temps de donner sur place…

Moralité ?

Je ne sais pas mais je garde au fond de moi cette sensation de bien-être et de légèreté consécutive au délestage, alors on verra, ça doit peut-être se faire par étapes.

6 réflexions sur « La simplicité volontaire »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s